Grenoble : prison ferme pour avoir incendié les locaux d'une association venant en aide aux femmes victimes de violences

Un homme de 35 ans a été condamné à quatre ans de prison ferme pour violences conjugales et dégradations par incendie des locaux de l'association Miléna à Grenoble, venant en aide aux femmes victimes de violences. Son épouse y avait trouvé refuge.

Les locaux de l'association grenobloise Solidarité femmes Miléna avaient été incendiés en décembre.
Les locaux de l'association grenobloise Solidarité femmes Miléna avaient été incendiés en décembre. © Solidarité Femmes Miléna
Les locaux de l'association Solidarités femmes Miléna avaient été la proie des flammes dans la nuit du 17 décembre. Un incendie que les autorités avaient rapidement qualifié de volontaire en raison des différents départs de feu constatés dans cet immeuble de l'avenue Marie-Reynoard à Grenoble.

Dans le cadre de l'enquête menée par la Sûreté départementale, un homme de 35 ans a été placé en garde à vue peu de temps après les faits. Le suspect a reconnu avoir incendié les locaux de cette association venant en aide aux femmes victimes de violences. Son épouse y avait d'ailleurs trouvé refuge après avoir déposé plainte contre lui pour violences conjugales. Elle avait ensuite été placée par l'association dans un foyer situé derrière la gare.

 

Récidive


Le trentenaire a expliqué avoir "pété les plombs en pensant à ses enfants", racontant être rentré dans les locaux de l'association en fracturant une porte avant de fouiller les lieux "sans but précis". C'est un cocktail molotov confectionné avec une bouteille de bière, du produit inflammable et un chiffon qui a finalement provoqué l'incendie.
 
L'homme comparaissait devant le tribunal correctionnel de Grenoble vendredi 27 mars pour "dégradations par incendie" et "violences n'ayant pas entraîné une incapacité de travail supérieur à huit jours sur conjoint". Deux faits commis en récidive. Il a été condamné à quatre ans de prison ferme et un an de sursis probatoire renforcé. Il a également interdiction de porter une arme soumise à autorisation pendant cinq ans. Déjà placé en détention provisoire, il va donc rester derrière les barreaux.

 
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