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Grenoble : la station du futur se dessine au salon Mountain Planet

© @amadou_rouillon / Twitter
© @amadou_rouillon / Twitter

Et il n'y aura pas que du ski.

Par Q.V avec AFP

Ouverture pendant les quatre saisons, séjours personnalisés, mobilités douces et dépendance réduite à la neige... 75 experts et professionnels du tourisme ont planché cet hiver sur la station du futur, dévoilée au salon Mountain Planet qui se tient à Grenoble jusqu'à demain.

Face aux défis climatiques, économiques et environnementaux, mais aussi aux usages toujours plus variés de la montagne, Isère Tourisme a été chargé par le conseil départemental de l'Isère "de réfléchir à ce que pourrait être une station en 2030", confie sa présidente, Chantal Carlioz.

"Ce sera une mutation progressive. Dans 20 ou 30 ans, il y aura toujours les sports de glisse mais aussi mille autres loisirs et usages, des stations-campus, des stations 'slow life'...", poursuit celle qui est également vice-présidente du département.

Cinq ébauches de station


A partir de neuf grands thèmes, ces experts ont imaginé cinq scénarios de stations du futur qui ont plusieurs dénominateurs communs : zéro voiture, outils numériques, éco-habitat, énergie 100% renouvelable, gouvernance public-privé, environnement durable, grâce notamment à une neige de culture vertueuse - que des "magiciens" comme Snow4Ever de Demaclenko ou la Snowfactory de TechnoAlpin fournissent, même à des températures positives.


Parmi les scénarios, la station "pleine énergie" ("life full resort"), orientée santé et bien-être ; la station "douce" ("slow resort") pour se reconnecter avec la nature ; la station "hyper sport" ("extrem resort") avec pratique sportive intensive et dépassement de ses limites ; la station "loisirs" ("fun resort"), dévolue à la fête et la convivialité. Mon rêve serait de faire de Grenoble une ville 100% connectée à la montagne

Mon rêve serait de faire de Grenoble une ville 100% connectée à la montagne


Enfin la station "high tech" ("smart resort") avec de nouvelles mobilités, des hébergements multi-usages, hyperconnectée ville/montagne...

"Mon rêve serait de faire de Grenoble une ville 100% connectée à la montagne, avec un ascenseur valléen (télécabine) qui conduirait, été comme hiver, les clients à 1.800 mètres d'altitude depuis la gare ou l'aéroport", explique Franck Lecoutre, directeur de l'office du tourisme de Chamrousse.

"La montagne du futur sera de plus en plus câblée", confirme Jean Souchal, président du directoire de Poma, leader mondial du transport par câble, dont le carnet de commandes (montagne et ville) est bien rempli, notamment en Chine, au Japon, en Algérie ou en Amérique latine. Son chiffre d'affaires a atteint 245 millions d'euros en 2017.

Une télécabine chambre d'hôtel


On imagine aussi davantage d'ascenseurs reliant la vallée aux stations pour supprimer la voiture. Ainsi que des taxis-robots collectifs, comme le futur EZ-GO de Renault.
Les remontées mécaniques sont déjà plus connectées, plus confortables, avec des sièges chauffants. Elles sont plus vastes pour en limiter le nombre et l'impact sur l'environnement. "Les remontées devront être aussi polyvalentes hiver/été", ajoute M. Souchal.

Dans l'avenir, "on pourra passer une nuit en famille ou en amoureux au sommet des montagnes dans une télécabine ultra moderne, aménagée en hôtel éphémère", relève Chantal Carlioz. Des drones-livreurs se chargeraient du "room service"...

L'Isère compte 23 stations de sports d'hiver, 3 parcs naturels et 30 sites nordiques. Le tourisme y génère 9,2 millions de nuitées et 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, dont 60% en montagne.

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