Insécurité à Grenoble : Eric Piolle décline l'offre de la région, "une profonde erreur" pour Laurent Wauquiez

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Écrit par M.D. avec AFP
Des policiers de la BST lors d'une patrouille dans le quartier Mistral, après la polémique autour de deux vidéos montrant des dealers armés.
Des policiers de la BST lors d'une patrouille dans le quartier Mistral, après la polémique autour de deux vidéos montrant des dealers armés. © JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Laurent Wauquiez affirme que le maire de Grenoble, Eric Piolle, a refusé son offre de financement destinée à lutter contre l'insécurité. Une proposition qui faisait suite aux événements du quartier Mistral.

"Que des élus ne se saisissent pas de la question de la sécurité, c'est à mes yeux une profonde erreur." Laurent Wauquiez a ouvertement critiqué l'attitude du maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle. Après les événements survenus à la cité Mistral, le président d'Auvergne-Rhône-Alpes avait proposé une enveloppe de 2 millions d'euros pour lutter contre l'insécurité à Grenoble.

Caméras de vidéoprotection, centre de surveillance, équipements pour la police municipale... Eric Piolle avait qualifié cette proposition de "coup de com'", la sécurité n'étant pas une compétence régionale. Jeudi 10 septembre, lors d'un déplacement à Saint-Priest, Laurent Wauquiez a annoncé que le maire de Grenoble avait refusé son offre de financement.
 
 

"Déçu"


Le président de région s'est dit "un peu déçu que le maire de Grenoble (...) n'ait pas réagi" face à la détérioration de la situation sécuritaire dans sa commune. La ville de Saint-Priest, dans la métropole de Lyon, doit être, selon l'élu des Républicains, un exemple à suivre. Avec 294 caméras installées et un centre de supervision "très opérationnel", elle détient un des plus forts taux d'élucidation d'affaires de la métropole et un des plus bas en terme de délinquance des mineurs, a-t-il fait valoir.
 
Depuis la diffusion d'une vidéo très médiatisée sur la présence de dealers armés dans le quartier Mistral, Eric Piolle a subi de nombreuses critiques sur sa politique en matière de sécurité, notamment de la part du ministre de l'Intérieur lui-même. Critiques qu'il a récusées en rappelant la création de brigades de nuit de sa police municipale, équipées de pistolets à impulsions électriques et de caméras piétons, ainsi que l'investissement dans un mur d'écrans dans la salle de surveillance reliée à une centaine de caméras.

Quant au ratio de policiers municipaux par habitant, "il est le même à Grenoble qu'à Tourcoing, la ville dont le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a longtemps été maire", avait-il déclaré.

 

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