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Mort de Mamoudou Barry : une marche blanche réunit 200 personnes à Grenoble

Près de 200 personnes ont marché à Grenoble pour demander justice après la mort de Mamoudou Barry. / © Azedine Kebabti / France 3 Alpes
Près de 200 personnes ont marché à Grenoble pour demander justice après la mort de Mamoudou Barry. / © Azedine Kebabti / France 3 Alpes

Près d'une semaine après l'agression mortelle du chercheur guinéen Mamoudou Barry à Rouen, 200 personnes se sont réunies à Grenoble dimanche 28 juillet pour "réclamer justice". Plusieurs manifestant ont pointé le caractère "négrophobe" de cette agression.

Par M.D. avec Azedine Kebabti

"Justice pour Mamoudou", scande le cortège qui déambule dans les rues de Grenoble. Près de 200 personnes se sont rassemblées, dimanche 28 juillet, pour manifester leur indignation après la mort de Mamoudou Barry, chercheur guinéen de 31 ans mortellement agressé en banlieue de Rouen (Seine-Maritime).

De nombreuses marches blanches ont été organisées partout en France, près d'une semaine après la mort de l'universitaire. "Nous sommes ici pour manifester notre indignation parce qu'on ne peut pas mourir, en 2019, parce qu'on est Noir", lance un manifestant, haut-parleur à la main. Le rassemblement était organisé par des associations luttant contre le racisme (Licra Grenoble - Isère, SOS Racisme) et notamment le collectif des Guinéens de Grenoble.
 
Mort de Mamoudou Barry : une marche blanche réunit 200 personnes à Grenoble
Près de 200 personnes se sont réunies à Grenoble, dimanche 28 juillet, pour

"Un père séparé de sa fille ? Plus jamais ça. Un homme arraché à l'humanité ? Plus jamais ça", reprenait le cortège qui a marché dans le centre-ville, de la place Victor-Hugo à la place Verdun. Plusieurs manifestants ont également pointé le caractère "négrophobe" de l'agression de Mamoudou Barry. L'objectif de ce rassemblement : "réclamer justice" après la mort du chercheur normand "pour que ce crime ne reste pas impuni".

 

Agression "négrophobe"


Le caractère raciste du meurtre de Mamoudou Barry a été rapporté par plusieurs témoins, mais reste contesté par l'avocat du suspect, interpellé moins de soixante-douze heures après l'agression mortelle. "L'agresseur les a pointés du doigt et a dit : « Vous les sales noirs, on va vous niquer ce soir »", a relaté Kalil Aissata Kéita, enseignant chercheur à l'Université de Rouen, lui aussi Guinéen et "ami proche" de la victime.
 

Un homme de nationalité française et d'ascendance turque, avec des antécédents psychiatriques et placé "sous curatelle renforcée", a été interpellé lundi mais sa garde à vue a été levée pour raison médicale. Quelques heures plus tard, le procureur de Rouen Pascal Prache a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec la circonstance que les faits ont été commis à raison de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée de la victime à une ethnie ou une nation, une prétendue race ou religion déterminée".

Dans un communiqué, SOS Racisme a demandé que "toute la lumière" soit faite, estimant qu'"il flotte sur cet acte criminel un parfum de racisme sur lequel les services enquêteurs doivent rapidement se prononcer".

 

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