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Muncipales 2020 : à Grenoble, l'union de la gauche fait se déchirer Eric Piolle et le socialiste Olivier Noblecourt

La campagne électorale a cette fois bien repris. A Grenoble, la liste d'Eric Piolle et celle du candidat PS Olivier Noblecourt se déchirent par communiqués interposés. En jeu : l'union de la gauche et, surtout, la perspective désormais lointaine d'une alliance avant le second tour. 

Eric Piolle et Olivier Noblecourt
Eric Piolle et Olivier Noblecourt © Franck Medan/Wostok Press - Christophe Morin - Maxppp.
Il voulait l'union de la gauche. Pas sûr qu'il l'obtienne. En tout cas, pas sous la forme d'une fusion des listes. Invité sur le plateau de France 3 Alpes au soir du premier tour, le candidat socialiste Olivier Noblecourt, arrivé quatrième avec 13.4% des voix, appelait au rassemblement avec la liste du maire EELV sortant Eric Piolle. 

Un appel du pied plusieurs fois renouvelé, notamment depuis la fin du confinement, mais jusqu'alors resté sans réponse. Jusqu'à ce mardi 25 mai. Par un communiqué signé de Maxence Alloto, ex-PS exclu du parti après son ralliement à Eric Piolle avant le premier tour, la liste "Grenoble en Commun" du maire actuel se veut très claire : "A Grenoble, l'union de la gauche et des écologistes n'a pas attendu la veille du second tour pour voir le jour. Depuis septembre 2019, de nombreux militants de la section PS de Grenoble y travaillent avec détermination". 



"Tourner la page des confusions avec la Macronie" 


Et d'ajouter, en référence à Olivier Noblecourt qui fut nommé par Emmanuel Macron Délégué interministériel à la lutte contre la pauvreté : "j'appelle à tourner la page des confusions avec la Macronie et de la division des forces de gauche. Pleinement représenté au sein de Grenoble en Commun, le Parti socialiste peut à présent apporter son soutien au rassemblement des humanistes, le plus large à Grenoble". 

Selon nos informations, Olivier Noblecourt aurait définitivement écarté toute idée de rapprochement avec la candidate LREM et souhaiterait vivement fusionner sa liste "Grenoble Nouvel Air", représentant sept partis de gauche, avec celle d'Eric Piolle qui rassemble, lui, 12 formations de gauche. 

 

"Un professionnel de la transhumance politique" 


Olivier Noblecourt a d'ailleurs réagi : "cette prise de position de Maxence Alloto prête à sourire. Nous rappelons que plus de 80% des militants socialistes ont fait le choix de présenter une alternative de gauche au soir du premier tour. Face à ce choix clair, Maxence Alloto a fait celui de la trahison du vote des militants en négociant une place en sous-main pour lui-même. C'est une tentative désespérée de faire croire que tous les socialistes auraient soutenu au 1er tour Grenoble en Commun. Elle n'est pas crédible venant d'un professionnel de la transhumance politique qui ne représente plus que lui-même". Ambiance...

Et le PS de rappeler sa volonté d'alliance, tant à Grenoble que dans tout le pays. Mais Eric Piolle et sa liste, forts de 46.7% des voix le 15 mars dernier, sont très clairement en position de force. Voilà qui, en tout cas, lance la bataille du second tour à Grenoble. Une bataille qui s'annonce très aiguisée et qui connaîtra une première échéance cruciale : celle du 2 juin, date du dépôt des listes en préfecture. Grenoble en Commun et Grenoble Nouvel Air trouveront-elles finalement un terrain d'entente d'ici-là ? Rien n'est moins sûr. Pour elles, la fin de semaine s'annonce longue.

 
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