"On promeut d'autres alternatives" les opposants au Métrocâble de Grenoble réclament l'abandon définitif du projet

Ce samedi 13 avril, près d’une centaine d’opposants au projet de Métrocâble se sont rassemblées pour une vélorution dans les rues de la métropole. Ils sont partis de Saint-Martin-le-Vinoux à vélo et ont rejoint Sassenage en empruntant le trajet du câble. Ils réclament l’abandon définitif du projet après l’avis négatif de la commission d’enquête publique.

Une centaine de personnes, opposées au Métrocâble, projet de téléphérique urbain du nord-ouest de la métropole de Grenoble, ont manifesté ce samedi au départ de Saint-Martin-le-Vinoux. Ils ont entamé ce qu’ils appellent une vélorution, un parcours à vélo reprenant le tracé du câble : "C’est assez symbolique, ça veut dire que ce tracé, on peut le faire à vélo. On valorise ce mode de transport. On promeut d’autres alternatives au projet de Métrocâble, comme des passerelles pour les vélos et piétons qui seraient tout à fait adaptées sur le tracé", explique Jean Adam, membre du collectif stop Métrocable. 

"Budget trop élevé, tracé inutilement complexe"

Cette manifestation intervient quelques semaines après que la commission d’enquête a émis un avis défavorable au projet. En effet, elle estime le projet "peu consensuel", avec un tracé "inutilement complexe" et un budget d’investissement "trop élevé". Si bien que ce projet présente "plus d’inconvénients que d’avantages". De plus, le rapport d’enquête public appuie sur l’impact environnemental du Métrocâble qui ne serait que faiblement positif. Le gain de CO2, dû "à 95 % à la restructuration du réseau de bus induite par la mise en service du câble", serait "en grande partie annulé" par la consommation énergétique de ce mode de transport.

Des arguments mis en avant par les opposants ce samedi : "Ce projet va émettre plus que ce qu’il n’évite, il va éviter quelques voitures, mais la construction plus la consommation électrique du transport va faire que l’on va avoir plus d’émissions que ce que l’on va éviter. Et ça, ça nous paraît être un argument important," ajoute Jean Adam.

Abandon définitif ? 

L'avis de la commission d'enquête étant consultatif, l'avenir du Métrocâble dépend du préfet de l'Isère à qui il revient de trancher sur la déclaration d'utilité publique, étape nécessaire à la poursuite du projet. Avec cette manifestation, les opposants veulent réclamer l’abandon du projet désormais dans les mains du préfet de l’Isère : "L’enquête publique ayant émis des avis défavorables sur la DUP (déclaration d’utilité publique) et l’enquête environnementale, on espère que le préfet va suivre cet avis-là," confie Michel Vendra, maire (SE) de Sassenage. 

Les opposants ont d'ores et déjà annoncé qu'ils formuleront des recours administratifs si cette nouvelle étape venait à être franchie.