Un hommage national sera rendu aux Invalides à Maxime Blasco, chasseur alpin de Varces, mort au Mali

C'est une cérémonie d'hommage national qui sera rendue au caporal-chef Maxime Blasco, mort au Mali lors d’une opération de reconnaissance. Elle aura lieu ce mercredi 29 septembre aux Invalides à Paris. Maxime Blasco faisait partie du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, en Isère.

L’Elysée avait fait part dans un communiqué de l’émotion particulièrement vive d’Emmanuel Macron après la mort du soldat Maxime Blasco, âgé de 34 ans, au Mali. Le caporal-chef est tombé sous les balles des djihadistes, le 24 septembre dernier, lors d’une opération de reconnaissance. Un hommage national lui sera rendu aux Invalides le mercredi 29 septembre à 16h30, ont annoncé nos confrères de RTL.

Hommage intime en Isère

Le caporal-chef Maxime Blasco faisait partie du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces, en Isère. C’est pourquoi un hommage plus intime lui sera rendu à Varces. Pour l’instant, la date et l'heure de cette cérémonie ne sont pas connues.

"Pour l’instant, nous sommes dans le temps du recueillement avec sa famille et ses compagnons d’armes, nous sommes sur la phase d’absorption du choc, et puis on se lancera dans l’hommage national aux Invalides pour une cérémonie avec les autorités civiles et militaires et enfin une cérémonie ici en famille sur Varces pour lui faire un dernier adieu", a déclaré Erwan Le Calvez, le chef de corps du 7ème bataillon de chasseurs alpins.

Hommage à son parcours exceptionnel 

En juin 2021, le soldat avait reçu la médaille militaire "pour la valeur exceptionnelle de ses services". En 2019, il avait sauvé la vie à deux de ses camarades après le crash de leur hélicoptère Gazelle. Grièvement blessé, notamment avec de multiples fractures vertébrales, il avait réussi à les extraire sur une cinquantaine de mètres avant de les installer "de façon un peu artisanale sur les patins" d'un hélicoptère Tigre pour les extirper de la zone de combat, a rappelé lors d'un point-presse le Colonel Pascal Ianni, porte-parole des armées françaises. Un acte de bravoure remarquable. "Il était titulaire de quatre citations et en était à son quatrième engagement dans Barkhane en trois ans. C'était quelqu'un qui avait un parcours opérationnel exceptionnel."

Mort au combat 

Selon l'état-major des armées, la victime a été tuée "au cours d'une opération de reconnaissance et de harcèlement" dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. "Des éléments d'un groupe armé terroriste ont été détectés par un drone Reaper tôt dans la matinée, dans la forêt de N'Daki. Une patrouille de deux hélicoptères d'attaque a été rapidement engagée pour les neutraliser".

Un groupe de commandos a ensuite été déployé au sol. Il "a été pris à partie à courte distance par d'autres éléments du groupe armé terroriste. Au cours de cette action, le caporal-chef Maxime Blasco a été touché par un tireur embusqué". Le soldat a rapidement succombé à ses blessures.

Son décès porte à 52 le nombre de soldats français tués au combat au Sahel depuis 2013 dans les opérations anti-djihadistes Serval puis Barkhane, auxquels s’ajoutent six morts par accident.

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