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Victime des intempéries, la traversée des Alpes réussit l'aller mais pas le retour

Projet MarchAlp : les deux instigateurs, le champion de cyclisme paralympique Patrick Ceria et l’historien enseignant-chercheur Stéphane Gal / © Xavier Schmitt
Projet MarchAlp : les deux instigateurs, le champion de cyclisme paralympique Patrick Ceria et l’historien enseignant-chercheur Stéphane Gal / © Xavier Schmitt

La traversée des Alpes entreprise, samedi 6 juillet 2019, par plusieurs dizaines de personnes, à l'identique de celle de François 1er en 1515, a réussi le parcours aller mais a dû renoncer au retour dimanche en raison des intempéries.

Par AFP

Quelques dizaines de personnes, dont quatre hommes en armure menés par un chercheur grenoblois, et des chevaux, étaient partis samedi du village de Maljasset (Alpes-de-Haute-Provence) pour rejoindre l'Italie par le col de Mary et revivre l'exploit de la traversée des Alpes par François Ier avant la bataille de Marignan en 1515.

 


Après 14 kilomètres de parcours sur un dénivelé de 700 mètres, la troupe est arrivée à bon port en Italie mais a dû s'arrêter côté italien après avoir subi des orages. 

A la mi-journée dimanche, des bus sont allés récupérer les marcheurs pour les ramener à Maljasset, a indiqué Stéphane Gal, le chercheur responsable de l'expédition.

"L'expérience scientifique est réussie, on a prouvé que l'on pouvait passer la montagne avec des armures et des chevaux", a indiqué M. Gal à l'AFP.

Quelques chutes, sans gravité, ont eu lieu durant la traversée "au niveau des torrents", a-t-il précisé.

Des orages ont éclaté durant la nuit et de nouveau, dimanche matin, alors que la troupe s'engageait sur le chemin du retour.

"Nous nous sommes abrités puis avons jugé beaucoup trop dangereux de poursuivre le retour, nous avons rebroussé chemin", vers l'Italie, a précisé M. Gal.    

Seule une toute petite équipe et quelques ânes ont fait le chemin retour par le col de Mary, a ajouté le chercheur.

Il juge "le bilan de l'expédition positif : l'expérience scientifique est validée, nous ne sommes pas allés jusqu'au bout du retour, ce n'est pas très grave", juge-t-il. 

Enseignant-chercheur en histoire à l'Université Grenoble Alpes (UGA), M. Gal  a imaginé ce projet en lisant une lettre de François Ier à sa mère Louise de Savoie, pendant cette traversée en août 1515, dans laquelle le roi de France écrit que cela "le fâche fort de porter le harnais (l'armure) parmi ces montagnes".

Parmi les participants figure le champion cycliste paralympique Patrick Ceria, et le sponsor irlando-australien de l'expédition, l'homme d'affaires Cameron O'Reilly qui avait créé en 2003 la société d'investissement Bayard Capital par admiration envers le chevalier sans peur et sans reproche, nommé lieutenant général du Dauphiné par François Ier et grande figure de la bataille de Marignan.

 

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