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Vidéo. Incendie de la Casemate à Grenoble : un nouvel acte des "anarchistes" pour le procureur

L'incendie de la Casemate à Grenoble n'a pas été revendiqué mais il ressemble aux incendies "commis ces derniers temps par les anarchistes" selon le Parquet. Le centre culturel scientifique a été dévasté par un incendie criminel ce mardi 21 novembre 2017.
Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble.
Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble.
La liste des incendies non élucidés dans l'agglomération de Grenoble s'est donc allongée avec le feu qui a dévasté la Casemate. Le centre culturel scientifique, lieu emblématique de la capitale des Alpes, a été visé par des incendiaires ce mardi 21 novembre 2017. Pour Jean-Yves Coquillat, procureur de la République de Grenoble, comme pour plusieurs des incendies de ces dernières semaines, la piste des "anarchistes" semble privilégiée.

Si l'incendie de la Casemate n'a pas encore été revendiqué "il ressemble beaucoup aux incendies qui ont été commis ces derniers temps par les anarchistes" estime le Procureur de Grenoble qui a accordé une interview à une équipe de France 3 ce mercredi 22 novembre 2017. Jean-Yves Coquillat cite "le professionnalisme avec lequel on a pénétré dans les lieux", "la découpe du grillage par lequel ils sont rentrés, en passant par les toits".

L'agglomération de Grenoble a été touchée par une série d'incendies toujours non élucidés à ce jour. Il y a eu l'incendie de la caserne Offner, rue Léon Blum à Grenoble le 21 septembre dernier et puis celui de la gendarmerie de Meylan dans la nuit du 25 au 26 octobre.


D'autres incendies criminels avaient déjà provoqué une vive émotion dans l'agglomération. Celui du théâtre Prémol en avril 2015 puis, plus récemment celui du collège Lucie Aubrac dans le quartier de la Villeneuve. Pourtant, selon le procureur de la République de Grenoble, ces 2 derniers incendies n'auraient pas de lien avec ceux qui ont visé les gendarmeries de Meylan et de Grenoble et la Casemate.

Pour la Casemate et les gendarmeries, mais aussi pour les voitures brûlées d'Enedis, "l'acte politique" ne ferait donc guère de doute pour Jean-Yves Coquillat même si aucun responsable n'a pour l'instant été identifié. Le procureur de Grenoble se dit inquiet : "ces incendies se rapprochent dans le temps" et "l'activité des incendiaires est de plus en plus importante". Et de conclure : "Heureusement, il n'y a pas eu de mort, mais on risque d'aboutir à un drame".
 

durée de la vidéo: 01 min 55
Interview Jean-Yves Coquillat


 

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