INFOGRAPHIE. Covid-19 : hospitalisations et cas positifs en hausse, la cinquième vague n'épargne pas les Alpes

Publié le
Écrit par Antoine Belhassen
Les hospitalisations, dont les personnes placées en soins critiques, ont augmenté ces derniers jours dans les Alpes.
Les hospitalisations, dont les personnes placées en soins critiques, ont augmenté ces derniers jours dans les Alpes. © Frederick Florin/AFP

La "cinquième vague" du Covid-19, constatée au niveau national depuis début novembre, n'a pas épargné les départements des Alpes. En Isère, Savoie et Haute-Savoie, le nombre de cas positifs et les hospitalisations augmentent.

Malgré la vaccination, l'épidémie de Covid-19 repart en France, comme à l'étranger où plusieurs pays ont pris d'importantes mesures pour endiguer la propagation du virus. Les trois départements alpins ne font pas exception : cette "cinquième vague" touche la Savoie, la Haute-Savoie et l'Isère.

Depuis deux semaines, le nombre de contaminations progresse très rapidement, sur l'ensemble du territoire, de l'ordre de 40 à 50 % par semaine.

Dans les Alpes, le nombre de cas positifs progresse rapidement et atteint, en Isère, un niveau similaire à celui de début août, au plus fort de la quatrième vague  : "Cette cinquième vague est réelle, on voit une importante augmentation des cas. En une semaine, on passe d'environ 10 000 cas positifs par jours à 15 000, ce n'est pas rien", faisait remarquer le docteur Jean-Paul Stahl, professeur en médecine infectieuse au CHU Grenoble-Alpes, le 16 novembre dernier.

En tout, 1 012 personnes ont été testées positives au Covid-19, dans les trois départements alpins, le 15 novembre dernier. Un chiffre en augmentation qui se traduit, notamment, par une hausse des hospitalisations.

En Isère, où le port du masque est redevenu obligatoire dans certains lieux extérieurs, onze personnes supplémentaires ont été hospitalisées ces 15 derniers jours. Toujours dans le même département et sur le même intervalle de temps, le nombre de personnes en réanimation a été multiplié par trois.

Les hospitalisations en soins intensifs ont rapidement augmenté début novembre, pendant les vacances de la Toussaint, dans les trois départements des Alpes.

Des fermetures de classes en hausse

Les écoles primaires, les collèges et les lycées sont également touchés par ce rebond épidémique. Les fermetures, aussi bien de structures que de classes, sont en hausse dans l'académie de Grenoble.

Quatre établissements scolaires et 221 classes sur 26 291 - soit 0,83 % - étaient fermés, à cause de cas de Covid-19, à la date du jeudi 18 novembre. 170 élèves ont été testés positifs, toujours d'après le point épidémique de l'académie de Grenoble, publié ce vendredi 19 novembre.

Par zones géographiques, Grenoble fait partie des académies les plus touchées avec celles de Créteil, Versailles, Lille, Nantes, Lyon, Bordeaux, Toulouse et La Réunion.

Le protocole strict est en vigueur dans les établissements scolaires : un cas de Covid dans une classe en primaire entraîne une fermeture. En cas de contamination au collège ou au lycée, seuls les élèves cas contacts non vaccinés doivent s'isoler une semaine.

Les personnes non-vaccinées "les plus touchées"

Ce rebond épidémique intervient alors que la campagne de vaccination se poursuit. À partir du 1er décembre, les injections pour la troisième dose de vaccin vont s'étendre aux 50-64 ans.

Pourtant, une partie de la population n'a pas encore reçu de première dose. En Savoie, par exemple, 45 000 personnes éligibles à la vaccination ne sont pas encore protégées.

"La plus grande partie des contaminations concernent ceux qui n'ont pas reçu de doses. Et là, les conséquences sont les mêmes qu'avant : des contaminations et, possiblement, des morts. On peut en craindre", expliquait Jean-Paul Stahl.

En partenariat avec France 3 France Bleu et Make.org

Participez à la consultation citoyenne sur la présidentielle 2022

Faites-vous entendre ! France 3 Régions s'associe à la consultation Ma France 2022, initiée par France Bleu sur la plateforme Make.org. Le but ? Vous permettre de peser dans le débat démocratique en mettant vos idées les plus plébiscitées au centre de la campagne présidentielle.