Isère: “on en a marre de travailler dans l’insécurité”, les surveillants de la prison de Varces manifestent leur colère

© France 3 Alpes
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La prison de Varces, près de Grenoble, était perturbée ce mercredi 6 mars 2019, par des surveillants en colère. Ils manifestaient suite à l'agression de deux gardiens à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne, par un détenu radicalisé. Ils dénoncent des conditions de travail très dégradées.

Par Mai-Linh Nguyen-Stephan

Suite à l’agression de deux gardiens, mardi 5 mars 2019, à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l’Ornes, la prison de Varces, en Isère, était perturbée ce mercredi 6 mars 2019 par des surveillants en colère. Ils manifestaient pour dénoncer des conditions de travail très dégradées.

La prise de service de l'équipe de jour, à 6h 45, s’est faite avec un quart d'heure de retard.

Privés du droit de grève, à l'instar des forces de l'ordre, les surveillants isérois expriment leur exaspération.

« On en a marre de travailler dans l’insécurité, les agressions son quotidiennes, encore ce week-end un collègue a pris des coups de casseroles à Saint-Quentin-Fallavier, un autre a pris des coups de fourchette à Rouanne. On en a marre de travailler comme ça. On n’est pas assez nombreux, et on n’est pas assez équipé pour gérer ce genre de profils, que ça soit les radicalisés, ou même les jeunes détenus qui deviennent de plus en plus violents au quotidien » raconte Dimitri Garot, secrétaire local UFAP UNSA justice. 

À la maison d'arrêt de Condé-sur-Sarthe, deux surveillants ont donc été attaqué, au couteau, par un détenu fiché S. C'est sa compagne qui a introduit deux couteaux en céramique. 

Ces lames ne sont pas détectables par le portique de sécurité et les surveillants n'ont pas le droit de fouiller les visiteurs. Autant d'éléments qui accroissent la détresse des personnels pénitentiaires. 

Varces fait partie des prisons les plus vétustes de France. Actuellement, 350 personnes y sont détenues pour une capacité de 212 personnes. 

Les surveillants envisagent de poursuivre leur action demain.

Reportage de Anna Kroloff, Gilles Ragris et Clémentine Fayolle
 

 

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