Isère: ses chiens meurent les uns après les autres... l'appel à l'aide de Jean-Pierre Halimi

Jean-Pierre Halimi, entouré d'une partie de ses chiens. / © JP Halimi
Jean-Pierre Halimi, entouré d'une partie de ses chiens. / © JP Halimi

En Isère, Jean-Pierre Halimi est à la tête d'une association qui recueille des chiens abandonnés ou maltraités. Mais l'homme est désespéré car ses chiens meurent les uns après les autres, frappés par des cancers foudroyants. La faute, selon lui, aux lignes à haute tension qui entourent le refuge.

Par LC

Jean-Pierre Halimi, président de l'association "Une nouvelle chance" est un homme triste... mais aussi en colère. Pourtant, tout avait bien commencé pour cet ancien employé d'un refuge animalier. En 2005, il achète une maison à Livet-et-Gavet, un village situé en Isère. Avec ses 4000 m² de terrain, l'endroit est parfait pour accueillir les dizaines de chiens qu'il a recueillies, suite à des abandons ou des maltraitances. 

Mais depuis quelques années, les animaux sont frappés par des cancers foudroyants. Ils sont une vingtaine à être morts dans les bras de Jean-Pierre. En ce moment, huit chiens sont porteurs de la maladie.

Et pour lui, la cause est toute trouvée : les trois pylônes à haute tension ainsi que le transformateur, installés à côté de son habitation, sont les responsables de tous ses maux. 
 


Et la situation ne devrait guère s'arranger puisque la plus grande centrale hydroélectrique devrait voir le jour d'ici 2019... à 2 kilomètres de la maison de Jean-Pierre. Suite à la dizaine de lettres qu'il a envoyée, EDF lui assure que les installations électriques ne sont pas dangereuses pour la santé et que toute la meute peut continuer à vivre là sans crainte. 

Pour Jean-Pierre, la situation est désespérée : "Fin novembre, ils vont augmenter la puissance des lignes. A la fin de l'année 2018, on sera tous morts si l'on reste ici !" Il a donc lancé une pétition en ligne afin d'interpeller les dirigeants d'EDF et de RTE.
 

Une nouvelle maison à trouver 


Jean-Pierre Halimi n'a plus qu'une idée en tête: partir de là, et vite. Mais sa maison est invendable à cause des pylônes qui lui ont fait perdre 100 000 € de valeur.

Mais pour accueillir la trentaine de chiens dont il s'occupe actuellement, la future maison devra répondre à des critères précis : il faut qu'elle possède un terrain de 2000m² minimum, située à plus de 100 mètres des habitations et à moins de 20 kilomètres d'un vétérinaire. L'habitation doit se trouver en Isère, pour un prix maximum de 120 000€.

Il en appelle aujourd'hui à la générosité de tous avec une cagnotte en ligne (à retrouver ici) qui lui permettrait d'acquérir un petit coin de paradis pour tous ses animaux. 

© JP Halimi
© JP Halimi


 


Sur le même sujet

Pépit'Art, une pépinière d'entreprises de métiers d'art dans le sud Ardèche

Près de chez vous

Les + Lus