Isère : un historien en résidence au musée de la Révolution de Vizille : "il y a tout ce que je veux à portée de main"

Avec le déconfinement, la vie culturelle reprend peu à peu ses droits, même dans des aspects méconnus. Comme la résidence d'historiens au musée de la Révolution française, dans le domaine départemental de Vizille, au sud de Grenoble. 

L'historien Guillaume Mazeau, spécialiste de la Révolution française, est en résidence au domaine de Vizille
L'historien Guillaume Mazeau, spécialiste de la Révolution française, est en résidence au domaine de Vizille © France 3 Alpes

L'historien Guillaume Mazeau, enseignant-chercheur spécialiste de la période révolutionnaire s'est installé au domaine de Vizille au sud de Grenoble. Après 7 mois d'interruption dûe à la crise sanitaire, il a pu reprendre ses recherches en exploitant le fonds exceptionnel de documents du musée... tout en logeant sur place. Un privilège qu'il apprécie.

Une mine d'or pour les chercheurs

Le centre de ressources du musée de la Révolution française, c'est 27.000 documents : bibliothèques léguées par des historiens, ouvrages d'époque, collections d'art. "C'est une des plus belles bibliothèques qui existe sur la révolution française et la fin du 18ème siècle. Il y a des ouvrages très spécialisés acquis dans le cadre du bicentenaire de la révolution française et il y a aussi plein de dons faits par les historiens de la Révolution. Il y a tout ce que je veux à portée de main" s'enthousiasme Guillaume Mazeau qui trouve au musée tout ce qu'il faut pour nourrir son thème de recherche : l'année 1789. "J'essaye d'aller dans tous les documents que me propose ce musée pour réexaminer, faire une sorte d'inventaire de cette année 1789 et voir ce qu'elle nous a légué aujourd'hui. La révolution peut aider à porter un regard critique sur notre époque." 

Une résidence pour historiens

Le musée de la Révolution française offre un privilège aux chercheurs. La possibilité de dormir sur place et de profiter du parc splendide propice à méditer sur les ombres et les lumières de l'histoire. Guillaume Mazeau est un habitué du lieu "à la fois très accueillant et très simple" dans lequel il peut travailler au calme et réfléchir. "C'est plus accueillant que dans un monastère mais il y a cet éloignement du flux quotidien qui peut nous aider à prendre de la distance, nous autres historiens, on en a besoin parfois" précise-t-il.

Revoir le reportage de Xavier Schmitt et Marjorie Nadal diffusé le 9 juin dans le journal de France 3 Alpes

 

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