Menaces contre Mila : dix personnes, au total, jugées en juin suite à de nouvelles gardes à vue

Dix personnes seront jugées le 3 juin pour "harcèlement moral en ligne", "menaces de mort" et "menaces de crime" à l'encontre de la jeune lycéenne. Mila, de Villefontaine en Isère, avait publié en novembre une nouvelle vidéo polémique sur l'islam sur les réseaux sociaux.

Capture d'écran de l'émission Quotidien où était reçue Mila le 3 février 2020.
Capture d'écran de l'émission Quotidien où était reçue Mila le 3 février 2020. © Capture d'écran Quotidien

Les cinq personnes, quatre hommes et une femme, placées en garde à vue, lundi, pour avoir menacé et/ou harcelé la jeune Iséroise Mila, ont été déférées devant un procureur du pôle national de lutte contre la haine en ligne.

Elles seront jugées en juin pour "harcèlement moral en ligne", a précisé le parquet de Paris. Quatre de ces personnes sont également poursuivies pour "menaces de mort" et la cinquième pour "menaces de crime". Elles ont été placées sous contrôle judiciaire en attendant le procès. 

Cela porte donc à dix le nombre de personnes qui comparaîtront le 3 juin devant le tribunal correctionnel de Paris dans cette affaire, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.
 


Des menaces suite à la publication d'une vidéo de Mila en novembre


Toutes sont accusées de s'en être pris à Mila après la publication en novembre par cette dernière d'une nouvelle vidéo polémique sur l'islam. La jeune femme avait mis en ligne une vidéo sur le réseau social TikTok dans laquelle elle s'en prenait vertement à ses détracteurs. L'adolescente avait partagé sur Twitter des captures d'écran des menaces de mort reçues, certaines évoquant l'assassinat du professeur Samuel Paty en octobre 2020 dans les Yvelines. 
 

Un nouveau pôle national de lutte contre la haine en ligne


Le parquet de Vienne en Isère, qui avait ouvert mi-novembre une enquête, s'était dessaisi début décembre au profit du pôle national de lutte contre la haine en ligne, créé récemment au parquet de Paris. 

Lundi, six personnes, âgées de 18 à 35 ans, avaient été placées en garde à vue à Paris, en Seine-et-Marne, en Gironde, en Isère, dans les Bouches-du-Rhône et le Bas-Rhin, dans le cadre de ces investigations.

La garde à vue d'un homme a été levée mardi sans poursuites à ce stade. Le même jour, un mineur a été placé en garde à vue dans le Val-de-Marne. Il a été relâché "pour poursuite d'enquête", a précisé le parquet. 

Outre ces nouvelles inculpations, cinq autres personnes, âgées de 18 à 29 ans et interpellées le 9 février en Loire-Atlantique, en Moselle et dans le Calvados, sont poursuivies pour "harcèlement moral en ligne", et, pour deux d'entre elles, "menaces de mort".
 


Deux personnes déjà condamnées


Lycéenne à Villefontaine en Isère, Mila avait été contrainte de quitter son établissement scolaire après avoir publié en janvier 2020 une première vidéo devenue virale dans laquelle elle critiquait de façon virulente l'islam.

Deux personnes ont déjà été condamnées l'an dernier à des peines de prison pour des menaces de mort envers la jeune fille. D'autres sont mises en examen dans l'enquête sur les menaces de mort de janvier 2020 et la diffusion de ses coordonnées.

 

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