Prélèvement à la source. Les petits patrons croisent les doigts avant l'annonce du gouvernement

Concessionnaire à Goncellin, en Isère, Michaël attend avec angoisse la prochaine décision du gouvernement sur le prélèvement à la source. / © France 3 Alpes
Concessionnaire à Goncellin, en Isère, Michaël attend avec angoisse la prochaine décision du gouvernement sur le prélèvement à la source. / © France 3 Alpes

Le prélèvement à la source pour 2019 ou 2020 ? Avec un recul ou non les entreprises appréhendent ce nouveau mécanisme qui va leur coûter cher en temps et en main d'œuvre. Des contraintes mal vécues surtout dans les toutes petites entreprises.
 

Par France 3 Alpes avec AFP

Feu vert, report voire abandon: la décision sur la mise en place du prélèvement à la source au 1er janvier 2019 sera annoncée par le Premier ministre ce mardi 4 septembre 2018 dans la soirée. Si cette réforme semble populaire auprès de la majorité des Français, elle inquiète le monde de l’entreprise et surtout les patrons de petites structures.

C'est le cas par exemple de Michael Occelli concessionnaire à Goncellin, en Isère. 

Patron de 5 salariés, il ne comprend pas comment la réforme fiscale va se mettre en place et avoue qu'il n’a pas le temps de s’y intéresser.

« Ce sera du travail en plus pour notre expert-comptable qui nous le refacturera » regrette-t-il.
 
Prélèvement à la source, le casse-tête des petites entreprises
Le prélèvement à la source pour 2019 ou 2020 ? Avec un recul ou non les entreprises appréhendent ce nouveau mécanisme qui va leur couter cher en temps et en main d'œuvre. Des contraintes mal vécues surtout dans les toutes petites entreprises. Intervenants : Michael Occelli Concessionnaire ; Michel Albouy Professeur de finance à l'école de Management de Grenoble Equipe : Aurélie Darblade, Florine Ebbhah, Sophie Villatte

Un report de la réforme, inenvisageable voilà encore une semaine, malgré les critiques récurrentes formulées par le patronat et par les syndicats à l'encontre du dispositif, est devenu plausible depuis qu'Emmanuel Macron a laissé transparaître son hésitation, lors d'une conférence de presse.

"J'ai besoin d'une série de réponses très précises et d'être sûr de ce que nos concitoyens vivront le jour où on le mettra en place si on le met en place", a-t-il déclaré, disant vouloir prendre le temps de la réflexion "avant de donner une directive finale".

Jusqu'à présent, le gouvernement s'était toujours montré rassurant sur la solidité de son dispositif. Mais la publication par le journal Le Parisien d'une note du fisc faisant état de plusieurs centaines de milliers d'erreurs lors de la phase d'essai a jeté le doute sur un possible "bug technique".

La question est d'autant plus sensible que la réforme semble populaire: selon un sondage Odoxa pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurances, publié mardi soir, 63% des Français interrogés y sont favorables, même s'ils ne sont qu'une faible majorité à imaginer une mise en place au 1er janvier.






 

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