Le Tichodrome se mobilise. La suppression annoncée des contrats aidés menace la survie du centre, alors que les accueils des espèces sauvages n'ont jamais été aussi élevés.
Ce sont en effet plus de 1700 animaux en détresse qui ont été reçus en 2017.
1700 animaux en détresse accueillis en 2017, c'est 300 animaux de plus que l'année précédente.Outre la faune locale protégée, ce sont aussi des individus d'espèces patrimoniales ou en voie d'extinction, gypaètes barbus, busard cendrés,qui sont recueillis au Trichodrome, installé au Gua, en Isère.
Le Centre de sauvegarde du Tichodrome va être touché de plein fouet par ces mesures d'écrémage des Contrats aidés, grâce auquels il fonctionne depuis ses débuts. Par manque de ressources financières suffisantes, le Centre n’est pas en mesure d’embaucher plusieurs personnes en contrats salariés "classiques ".
Dans un communiqué , les responsables expliquent :"Bien que les contrats CAE soient des emplois précaires, ils permettent tout de même une embauche et donnent la possibilité à des jeunes de se former sur le métier de soigneur en centre de sauvegarde.(;;;) le Tichodrome a d'ailleurs pérenniser un salarié CAE en CDI, et a permis à une autre personne d’obtenir son certificat de capacité et une deuxième est en passe de l’obtenir cette année. Ce diplôme est le seul en France reconnu par les services de l’Etat permettant d’ouvrir un centre de sauvegarde car il n’existe à ce jour aucune école préparant à cette formation de capacitaire pour les soins à la faune sauvage".
L’organisation du Tichodrome est basée sur un encadrement et une supervision des soins par des salariés, tout en étant soutenue par les bénévoles.
Le centre craint de devoir " diminuer drastiquement les accueils des animaux en détresse" et a adresse ce mercredi 29 novembre des courriers d'alerte, au Président de la République, au Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, à la Ministre du Travail, et aux députés concernés.
Il s'agit "de mettre en lumière la situation du Tichodrome, mais plus généralement des centres de sauvegarde de la faune sauvage en France, sorte de "l’anonymat" et que leur attention soit portée sur leur rôle très spécialisé, grâce à des dizaines, voire centaines de courriers qui arriveront sur leurs bureaux".