VIDÉO. Covid-19 : installé récemment en Isère, un restaurateur se retrouve privé des aides de l'Etat

Restaurateur fraîchement installé à Meylan, en Isère, Vincent Lécot se retrouve privé du fonds de solidarité destiné aux professionnels en difficulté en cette période de pandémie. Il prévoit de se lancer dans la vente à emporter en attendant de pouvoir ouvrir.

Romain et Vincent Lécaut, restaurateurs à Meylan (Isère), ne touchent pas le fonds de solidarité destiné aux professionnels en difficulté.
Romain et Vincent Lécaut, restaurateurs à Meylan (Isère), ne touchent pas le fonds de solidarité destiné aux professionnels en difficulté. © France 3 Alpes

C'est l'histoire d'un rendez-vous manqué. Vincent Lécot et son père Romain ne toucheront pas le fond de solidarité destiné aux professionnels en difficulté à cause de la pandémie. Le binôme s'est lancé au printemps, après le premier confinement, en rachetant le fond de commerce d'un ancien restaurant à Meylan, près de Grenoble en Isère. Il n'a donc pas de chiffre d'affaires à présenter aux impôts et, de fait, n'obtient aucune aide de l'Etat.

"Cette entreprise, non seulement elle a été créée récemment mais en plus, elle ne peut pas se référer à un chiffre d'affaires antérieur, comme le prévoient les règles actuelles. Mécaniquement, notre entreprise, alors que c'est la continuité du restaurant qui existait, se retrouve privé du fonds de solidarité", déplore Romain Lécot.

Covid-19 : installé récemment en Isère, un restaurateur se trouvé privé des aides de l'Etat

 

"Pas beaucoup d'espoir"

Une situation qui n'est pas isolée. L'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) de l'Isère a beau faire des pieds et des mains auprès du gouvernement pour que la situation change, rien n'y fait. "Sur le fonds de solidarité de décembre, tout a été bloqué, constate la présidente de l'organisation en Isère, Danièle Chavant. Notre syndicat national revient régulièrement sur ce dossier à Bercy mais j'ai peur qu'il n'y ait pas beaucoup d'espoir."

Bon gré, mal gré, la famille Lécot, ne baisse pas les bras. Elle prévoit une ouverture au 22 février avec un service de vente à emporter pour commencer, en attendant des jours meilleurs. "On va quand même pouvoir proposer quelque chose sur le côté à emporter, faire découvrir la cuisine que l'on projette de faire, essayer de faire quelque chose de sympa, même si ce n'est pas ça qui va nous faire gagner des mille et des cent. Ca pourra commencer à nous faire connaître, à faire vivre le lieu pour commencer à rôder la machine", espère Vincent Lécot.

Encore quelques coups de chiffon, un peu de mise en place et l'aventure gastronomique du nouveau restaurant pourra commencer, avec ou sans les aides de l'Etat.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
covid-19 santé société entreprises économie crise économique