Qui est Patrick Buisson, ancien rugbyman à Vienne et candidat à la présidence de la FFR ?

Homme de l'ombre né en Isère, ancien joueur à Vienne puis à Grenoble au milieu des années 70, Patrick Buisson va briguer la présidence de la Fédération française de rugby (FFR), a annoncé l'Isérois dans un entretien ce jeudi 20 avril.

"Tous unis derrière le XV de France" : Patrick Buisson, vice-président en charge du rugby amateur, va briguer la présidence de la Fédération française de rugby (FFR), a-t-il annoncé jeudi dans un entretien à l'AFP où cet Isérois s'est présenté comme le candidat de "l'unité" et du "rassemblement".

"Nous devons mettre de côté nos différences. Je me présente pour nous rassembler derrière le XV de France car c'est ensemble que nous gagnerons: la division n'a pas de place dans notre Fédération, surtout à quelques mois d'une Coupe du monde (8 septembre-28 octobre, ndlr)", a-t-il expliqué.

"Il faut s'unir tous derrière le XV de France pour atteindre l'objectif commun", a-t-il insisté. "La liste 'Tous unis derrière le XV de France' est une liste commune de candidats pour le comité directeur de la FFR, sans aucune campagne politique sur le terrain ni favoritisme pour permettre aux clubs de choisir librement", a poursuivi le dirigeant.

Natif de l'Isère

Patrick Buisson, un homonyme de l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, est un homme de l'ombre, méconnu du grand public. Né en Isère, il commence le rugby à l'âge de 6 ans. Il fait ses premières classes à Vienne jusqu'à 18 ans où il devient demi de mêlée. Il évolue au sein de l'effectif de Grenoble lors de la saison 1976-1977.

Il entame des études d'informatique mais continue de jouer. Pendant son IUT dans les Landes, il joue à Cap Breton, puis en région parisienne (Saint-Germain-en-Laye et Saint Cyr l'école). Il devient finalement éducateur puis dirigeant à Uzès (Gard), club de son père. Des années plus tard, il se présente au comité de Provence où il sera élu président.

Dans sa nouvelle quête, il a récemment été rejoint par deux internationaux : l'ancien capitaine des Bleus Guilhem Guirado (74 sélections entre 2008 et 2019) et l'ex-deuxième ligne des Bleues Safi N'Diaye (91 sélections entre 2012 et 2022).

Seul candidat

La candidature de Buisson sera soumise au vote des clubs en deux temps, d'abord le 24 mai pour remplacer les postes vacants au comité directeur de la FFR, puis le 12 juin pour l'élection du nouveau président de la FFR. Le nom du nouveau patron du rugby français sera connu le 14 juin. Aucun autre candidat ne s'est encore officiellement déclaré. La date-limite des candidatures est fixée au 24 avril.

Fin janvier, Bernard Laporte, élu pour un deuxième mandat en 2020, avait démissionné après avoir fait appel de sa condamnation à deux ans de prison avec sursis pour avoir noué un "pacte de corruption" avec l'homme d'affaires et président du club de Montpellier Mohed Altrad.

Un référendum avait été organisé pour désigner Patrick Buisson comme président-délégué de la FFR. Le "non" l'avait alors emporté à 51,06 % lors de cette consultation ouverte aux quelque 1 500 clubs français après la mise en retrait de Laporte, qui a fait appel de sa condamnation.

"Les clubs ont rejeté la proposition du comité d'éthique d'un président en retrait et la nomination d'un président-délégué. Le vote s'est déroulé dans des circonstances exceptionnelles : il y a eu un très gros battage médiatique contre la majorité, une garde à vue de Bernard Laporte survenue en plein scrutin... Et avec tout ce qu'il s'est passé, le 'non' l'a emporté d'une courte majorité. Il n'y avait que 80 voix de différence. C'est moins de dix clubs", a nuancé Buisson.

"Devenir champion du monde"

Mais l'ancien demi de mêlée a appris de ce revers et refuse donc de mener une "campagne politique" à quatre mois du match d'ouverture du Mondial 2023 entre les Bleus et les All Blacks. "On n'ira pas embêter les clubs. C'est la fin de saison : certains clubs jouent le maintien, d'autres jouent l'accession... Les clubs en ont un petit peu marre de la politique", a ainsi expliqué Buisson.

"Ce qui m'importe le plus, c'est d'échanger avec les clubs, de mettre en place des initiatives de développement du rugby amateur en échangeant et en écoutant avec les clubs (...) C'est quelque chose qui m'intéresse et me préoccupe beaucoup. Notre ADN à la Fédération, c'est échanger, partager. C'est avec ce que les clubs nous proposent qu'on fait évoluer la Fédération. Ensuite, il faut travailler main dans la main avec le XV de France pour devenir champion du monde et préparer les équipes à VII pour devenir champions olympiques en 2024", a-t-il poursuivi.

Avec AFP

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