"Je suis surtout content pour les chefs d'entreprises", explique le maire de Roybon après la vente à Center Parcs

Serge Perraud a vécu une journée peu ordinaire, ce vendredi 17 octobre. En début d'après-midi, le nouveau maire de Roybon a signé un document qu'il juge "crucial" pour sa commune: la vente de terrains pour que le projet Center Parcs décolle enfin. 

Dans les champs de Roybon
Dans les champs de Roybon © France 3 Alpes
C'est un projet qui divise Roybon et sa région depuis plusieurs années. Un projet attaqué, avec des victoires des opposants et des défaites des partisans. Puis l'inverse. Finalement, fin septembre, après la conclusion défavorable de l'enquête publique, le Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires a donné un avis positif. Du coup, les "pro" se sont sentis poussés des ailes et le préfet a donné son autorisation le 3 octobre. 

Ce vendredi, une nouvelle étape a été franchie. Devant un notaire de Saint-Siméon-de-Bressieux, le maire a signé la vente de 200 hectares à une filiale de Pierre & Vacances. Difficile de connaître le prix, "je ne veux pas attiser les reproches une fois encore", explique Serge Perraud, "ce qu'il faut retenir c'est que le projet va générer 450 équivalents temps plein." On n'en saura pas plus. En revanche, le maire est intarissable sur la "formidable opportunité" pour les chefs d'entreprises du coin: "je suis surtout content pour eux. En cette période de crise dans le BTP, le Center Parcs va apporter une vraie bouffée d'oxygène."

Les travaux doivent commencer dès lundi. Le défrichement prendra plusieurs mois et la pose de la première pierre des cottages n'est pas prévue avant avril 2015. "Si tout va bien", ajoute le premier magistrat, "l'ouverture aura lieu en 2017."

Si tout va bien... la prudence est toujours de mise car on sait les opposants remontés. Particulièrement les membres de l'association "Pour les Chambaran sans Center Parcs" qui a mené bataille en justice. Ils jugent aujourd'hui l'arrêté préfectoral illégal et ils "entendent bien le prouver", comme c'est écrit sur leur site internet. De nouveaux recours sont donc attendus. 

Le Conseil général débloque 7 millions

En attendant, jeudi, le Conseil général de l'Isère a aussi apporté sa pierre à l'édifice. Il a voté, à l'exception de deux élus Verts, pour débloquer 7 millions d'euros. Cette somme sera consacrée à la construction des accès au site et aux parkings. "C'est notre contribution a un projet qui va apporter de l'emploi dans notre département, nous en sommes sûrs", explique-t-on au département. 

"Un mépris des règles environnementales"
La réaction d'Europe-Ecologie-Les Verts n'a pas tardé à tomber: "Cette précipitation marque un véritable mépris des règles environnementales minimums à respecter dans un tel dossier: jamais une opération de ce type n’avait pu démarrer après un avis négatif. EELV Isère fera tout pour faire respecter la loi et s’associera donc aux recours contre les arrêtés du préfet."
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