JO 2022 : vers la fin du rêve olympique pour le Savoyard Alexis Pinturault, arrivé 16ème en slalom

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Arrivé en 16ème position lors du slalom des Jeux olympiques 2022 le 16 février, Alexis Pinturault n'a pas fait de miracle. Plus de deux secondes séparent le skieur savoyard du tout nouveau champion olympique Clément Noël. Un résultat loin des espérances qui questionne sur le futur de sa carrière.

Loin derrière Clément Noël, Alexis Pinturault est arrivé 16ème à l'épreuve de slalom des Jeux olympiques 2022 et voit son rêve d'or s'envoler. Une défaite au goût amer pour le Savoyard originaire de Courchevel, récompensé en mars 2021 par le gros globe de cristal. Depuis cette dernière Coupe du monde, le skieur alpin de 30 ans, inscrit dans quatre disciplines aux JO (super-G, combiné, slalom géant et slalom), a du mal à remonter la pente. 

Une saison sans victoire

"Je me suis battu avec les armes du moment, les armes de ces Jeux olympiques. Ça n’a pas été à la hauteur de ce que j’espérais mais je pense que l’essentiel c’est de donner le maximum, lance le skieur. J’ai eu des hauts et des bas, j’ai eu beaucoup de sorties de piste, c’est ce qui m’a fait défaut."

Outre ses défaites olympiques, en super-G le 8 (arrivé 11e), en combiné le 10 (là où il avait le plus de chances de victoire) et en géant le 13 février (arrivé 5e), "Pintu" accuse une très mauvaise saison, sans aucun succès. "J'ai attaqué la saison fatigué, de course en course je me suis senti nerveusement épuisé, sans pouvoir recharger les batteries. Maintenant ce sont des semaines voire des mois dont j'ai besoin pour récupérer de tout ça", a déclaré le Savoyard à l'Agence France-Presse (AFP).

Il a eu le graal, le gros globe (...) c'est bien mieux qu'une médaille olympique

Hege Wiig Pinturault

Ces JO sont en quelque sorte le revers de la médaille pour Alexis Pinturault. Et ce n'est pas sa mère, Hege Wiig Pinturault, qui nous dira le contraire. "Il a eu le graal, le gros globe, c'est ce qu'il a espéré toute sa vie, et c'est bien mieux qu'une médaille olympique. Plusieurs raisons expliquent sa situation. D'abord, c'est un gros moment de fatigue. Il a été très sollicité pendant l'intersaison, ensuite, il y a une question d'envie. Pour lui, ces JO sont le bonus, c'est le seul titre qui lui manque. Mais là, peut-être que l'envie n'est plus là, il faut qu'il recharge les batteries."

Vers une fin de carrière ? 

Le moral miné, Alexis Pinturault envisagerait-il de terminer sa carrière à la fin des JO de Pékin ? La question est sur la table. "Je pourrais m'arrêter là, j'en serais très heureux, je sens que j'en ai besoin. Mais dans notre sport c'est impossible de faire ça. Je vais finir la saison, je vais continuer de m'accrocher, comme je l'ai fait sur ces Jeux."

Et sa mère de rappeler qu'à bientôt 31 ans, la carrière de n'importe quel skieur touche à sa fin. "Je ne pense pas qu'il va s'arrêter comme ça, d'un coup, mais l'étincelle est endormie. Il a aussi beaucoup de pression. Quand il avait 19 ans, c'est lui qui était là pour pousser les plus vieux. Aujourd'hui, personne n'est derrière lui. Il n'y a pas de jeunes tout frais qui prennent tous les risques comme il l'a fait." 

Déçu par son bilan personnel, il a toutefois confirmé qu'il participerait bien à l'épreuve par équipes le samedi 19 février, soit sa dernière chance de médaille. 

Si les prochains Jeux semblent loin (Milan-Cortina en 2026), les Championnats du monde de Courchevel Méribel, en 2023, arrivent à grands pas. Reste à savoir si le Français aux 34 victoires en Coupe du monde sera de la partie.