Journées du Patrimoine. Du plus spectaculaire au plus insolite, les 5 lieux à ne pas manquer en Auvergne-Rhône-Alpes

© MaxPPP / AFP Photo / Creative Commons / France 3 Auvergne-Rhône-Alpes
© MaxPPP / AFP Photo / Creative Commons / France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

En Auvergne-Rhône-Alpes, les Journées Européennes du Patrimoine, les samedi 15 et dimanche 16 septembre 2018 prennent la forme de 8 967 événements organisés sur l'ensemble du territoire. Pour vous aider à faire un choix, nous vous proposons ici nos 5 coups de coeur (et une carte interactive).

Par Stéphane Moccozet

  • Les sources de Chaudes-Aigues (Cantal)

C'est ici qu'on trouve une eau de source parmi les plus chaudes d'Europe : la source du Par. Elle sort naturellement du sol à une température de 82°C ! A travers les siècles, les habitants de Chaudes-Aigues ont su exploiter cette richesse hors du commun. Dès le XIVe siècle, par exemple, plusieurs dizaines de maisons ont pu être chauffées grâce au procédé de la géothermie. Il faut dire que cette petite commune du Cantal ne manque pas de ressources en la matière puisqu'on recense une trentaine de sources affichant des températures naturelles supérieures à 45°C. Aujourd'hui station thermale, la commune de Chaudes-Aigues s'est spécialisée dans le traitement des rhumatisme et de l'arthrose.

Que faire à Chaudes-Aigues pour les JEP 2018 ? Les infos en suivant ce lien -> http://www.journees-du-patrimoine.com/SITE/musee-geothermia-a-chaudes-aigues--196928.htm 
 
  • L'esprit de Le Corbusier à Firminy (Loire)

C'est à Firminy, dans la Loire, qu'on trouve une des dernières oeuvres de l'architecte Charles-Édouard Jeanneret-Gris, davantage connu sous le pseudonyme de "Le Corbusier". Alors qu'on prédisait dans les années 50 une explosion démographique dans cette commune située à 12 kilomètres de Saint-Etienne, la municipalité de l'époque demanda à Le Corbusier de concevoir trois unités d'habitation de 3 500 logements. Mais la réalité ne confirme pas toujours les prévisions et, finalement, la population de Firminy ne dépassa jamais les 25 000 âmes, bien loin des 50 000 envisagées. Une seule unité fût donc construite à partir de 1965 mais le célèbre architecte ne verra jamais l'aboutissement de son projet, emporté la même année à l'âge de 77 ans suite à un malaise cardiaque. Aujourd'hui, un millier de personnes vivent encore dans cette cité verticale.

Que voir dans l'unité d'habitation pour les JEP 2018 ? L’appartement privé témoin des années 60, l’école maternelle. Les infos en suivant ce lien -> https://openagenda.com/jep-2018-auvergne-rhone-alpes/events/unte-d-habitation-appartement-temoin
L'unité d'habitation de Firminy, oeuvre de Le Corbusier / © MaxPPP
L'unité d'habitation de Firminy, oeuvre de Le Corbusier / © MaxPPP
 
A lire aussi : Cinq monuments retenus dans le Loto du patrimoine en Loire et Haute-Loire (France Bleu)
  • L'aqueduc du Gier (Rhône)

On remonte le temps à l'époque où Lyon s'appelait Lugdunum et était alimentée en eau par quatre aqueducs. L'aqueduc du Gier était le plus long d'entre eux avec se 85 kilomètres. Il partait des hauteurs de Saint-Chamond dans le département de la Loire puis traversait le Rhône. Pour admirer ces vestige de la Rome antique, il faudra se rendre à Choponost où les bénévoles de l'association Histoire et Patrimoine ont recréé les outils romains qui ont servis à construire les aqueducs et feront des démonstrations de prises de mesures comme on le faisait  2 000 ans plus tôt. Raison supplémentaire pour faire le déplacement et remonter le temps : l'aqueduc fait partie des sites remarquables dont la réhabilitation sera financée partiellement par l’opération "Superloto patrimoine".

Que faire à Chaponost au pied de l'aqueduc du Gier ? Les infos en suivant ce lien -> https://openagenda.com/jep-2018-auvergne-rhone-alpes/events/demonstrations-de-mesures-romaines_970
L'aqueduc du Gier, dont les vestiges sont visibles en partie à Chaponost dans le Rhône, alimentait la cité de Lugdunum en eau à l'époque de la Rome antique. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP
L'aqueduc du Gier, dont les vestiges sont visibles en partie à Chaponost dans le Rhône, alimentait la cité de Lugdunum en eau à l'époque de la Rome antique. / © PHILIPPE DESMAZES / AFP

 

  • Château de Thorens à Thorens-Glières (Haute-Savoie)


Situé à une 20aine de kilomètres au nord-est d'Annecy, le château de Thorens est un château-fort dont le début de la construction remonte à l'année 1060. Au fil des siècles, l'édifice a changé plusieurs fois de propriétaires. Saisi, offert, vendu... il finit par tomber entre les mains de François de Sales, au milieu du XVIe siècle, père de Saint-François-de-Sales qui vit le jour dans le château voisin de Sales en 1567. Le prête catholique a notamment été évêque de Genève et il est à l'origine de l'ordre de la Visitation. Depuis, 1923, il est le saint patron des journalistes et écrivains.
Visiter le château de Thorens, c'est s'offrir un voyage à travers 950 ans d'histoire et découvrir une magnifique collection faite de mobilier, tentures, tableaux de maîtres (Donatello, Van Dyck), d'orfèvreries liturgiques, de livres. Certaines pièces remontent au Moyen-Âge.

Que voir au Château de Thorens ? Les infos en suivant ce lien -> http://www.journees-du-patrimoine.com/SITE/chateau-thorens--thorens-glieres-158487.htm
 
A lire aussiC'est parti pour le loto du patrimoine : deux sites sur la liste en Pays de Savoie (France Bleu)
  • Les fontaines pétrifiantes de La Sône (Isère)


Profitant d'une belle journée ensoleillée, pourquoi ne pas profiter des Journées Européennes du Patrimoine pour aller flâner dans le jardin des fontaines pétrifiantes de La Sône... Au printemps 2018, ce lieu unique a obtenu le label "Jardin remarquable". Depuis presque mille ans, de mystérieuses sources sculptent le paysage et donnent naissance à une curieuse roche, formée de végétaux recouverts de calcaire qu'on appelle le tuf. 


Que voir à La Sône ? Les infos en suivant ce lien -> http://www.visites-nature-vercors.com/fr/jardin/decouvrez-notre-jardin/
Le jardin des fontaines pétrifiantes s'articule autour d'impressionnantes constructions naturelles formées par les eaux calcaires en provenance du plateau de Chambaran. Ce sont des végétaux recouverts de calcaire et transformées en pierre. / © Mai-Linh Nguyen-Stephan / France 3 Alpes
Le jardin des fontaines pétrifiantes s'articule autour d'impressionnantes constructions naturelles formées par les eaux calcaires en provenance du plateau de Chambaran. Ce sont des végétaux recouverts de calcaire et transformées en pierre. / © Mai-Linh Nguyen-Stephan / France 3 Alpes

 

 

  • ​​​​​​​Le coup de coeur de France Bleu

 
  • ​​​​​​​​​​​​​​La carte interactive du Ministère de la Culture

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