L'Auvergne-Rhône-Alpes, région pilote pour le carnet de vaccination électronique

Parce qu'un adulte sur deux n'a pas aujourd'hui de carnet de santé, d'où un risque de sous ou sur-vaccination, un carnet de vaccination électronique (CVE) va être testé pendant un an en Auvergne-Rhône-Alpes, région pilote, à l'initiative de médecins libéraux.

"Cette expérimentation débutera mardi sur une zone de 230 000 habitants, allant de l'est de la Métropole lyonnaise à Bourgoin-Jallieu (Isère) et choisie en raison de sa mixité urbaine et rurale", a expliqué lundi le docteur Jean Stagnara, membre de l'Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) Médecins Auvergne-Rhône-Alpes.

Un "premier bilan sera réalisé en mars 2017, qui permettra d'envisager un déploiement du CVE à l'échelle nationale", a ajouté ce pédiatre, co-porteur du projet avec le docteur Jean-Pierre Enrione-Thorrand.

L'expérimentation sera menée jusqu'en octobre 2016 auprès de cinq pédiatres, cinq généralistes, deux pharmaciens, deux sages-femmes et deux infirmiers. Elle sera ensuite élargie à 200 professionnels de santé sur le territoire ciblé. 

Mis à jour en temps réel et rappel des vaccins par sms ou mail

Cette initiative s'inscrit dans le cadre du programme Territoire de Soins Numériques (TSN) lancé par le gouvernement en septembre 2014 et porté par l'Agence Régionale de Santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes.

Une expérimentation de "carnet vaccinal électronique" est également menée dans quatre autres régions : Ile-de-France, Aquitaine, Bourgogne et Océan Indien. Selon le Dr Stagnara, une réunion est prévue en mai pour faire le point sur les avancées. 

"Le carnet de vaccination papier se perd et véhicule des informations obsolètes très rapidement", a souligné le Dr Enrione-Thorrand. "C'est un problème que le CVE réglera car il sera mis à jour en temps réel et s'intégrera à toutes les données médicales du patient pour optimiser la consultation médicale", a-t-il noté.

En outre, il permettra de générer des alertes automatiques lorsque la date de rappel est arrivée. Pour le médecin, sa généralisation devrait permettre en outre de "connaître l'état vaccinal de la population française".
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