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La conférence des évêques de France rappelle sa “fermeté” envers les actes pédophiles des prêtres

Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, Lourdes, 4/11/14 / © ERIC CABANIS / AFP
Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France, Lourdes, 4/11/14 / © ERIC CABANIS / AFP

La conférence des évêques de France a rappelé samedi sa "politique de fermeté" menée contre les actes de pédophilie commis par des prêtres, après les accusations de "non dénonciation de crime" contre des responsables du diocèse de Lyon, dont le cardinal Barbarin.

Par AFP

Dans un communiqué publié samedi, "la Conférence des évêques de France tient d'abord à redire sa profonde compassion et son soutien aux victimes de tels actes". "Elle réaffirme la politique de fermeté menée par les évêques de France depuis plus 15 ans sur ces questions de pédophilie", poursuit le texte, en répétant sa "volonté de coopération complète avec la justice" et en assurant le cardinal Barbarin "de son soutien et de ses prières".


Le parquet de Lyon a ouvert une enquête préliminaire sur des accusations de "non-dénonciation de crime" et de "mise en danger de la vie d'autrui" émanant de victimes d'un prêtre, poursuivi pour des agressions sexuelles il y a plus de 25 ans, et qui mettent en cause des responsables du diocèse de Lyon, dont le cardinal Barbarin.

Elle a été ouverte à la suite d'un signalement de victimes, mettant en cause plusieurs responsables du diocèse, parmi lesquels le cardinal Philippe Barbarin, qu'elles accusent de ne pas avoir dénoncé à la justice les agissements passés de ce prêtre. 

Un premier communiqué hier vendredi du diocèse de Lyon
Vendredi soir, le cardinal Barbarin a pris acte "avec gravité" de l'ouverture de cette enquête, assurant que lui-même et le diocèse coopéreraient "avec sérénité et confiance avec la justice" en fournissant aux enquêteurs "toutes les informations à leur disposition pour faire la lumière sur ces événements, dont la complexité et l'ancienneté exigent une approche prudente".

Dans un communiqué, le diocèse a affirmé que dans cette affaire, le cardinal Barbarin "a agi avec +extrême responsabilité+, comme l'a rappelé le 19 février 2016 le porte-parole du Vatican". "Le cardinal Barbarin tient à rappeler qu'il n'était pas archevêque de Lyon à l'époque des faits (Mgr Albert Decourtray l'a été de 1981 à 1994, ndlr) et qu'il n'a jamais couvert aucun fait de pédophilie", a ajouté le diocèse.

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