• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

Laurent Wauquiez reconnaît “une erreur” et veut mettre fin à son détachement du Conseil d'Etat

© F3RA
© F3RA

Mis en cause par le magazine Lyon Capitale selon lequel il aurait cumulé treize ans de cotisations retraites au Conseil d'Etat malgré son détachement depuis 2004, Laurent Wauquiez a annoncé sur BFMTV le mercredi 20 septembre qu'il allait mettre fin à cette situation.  

Par Christian Conxicoeur

Laurent Wauquiez a donc annoncé vouloir mettre un terme à son détachement du Conseil d'Etat, prolongé jusqu'en 2022, par un arrêté du 4 septembre dernier. Une décision qu'il a rendue publique mercredi 20 septembre sur BFMTV.

Suite à un article publié par Lyon Capitale, le Président de la Région Auvergne Rhône-Alpes avait été vivement critiqué, car ce statut lui avait permis, avec seulement deux mois de présence effective au Conseil d'Etat comme Maître des requêtes, de cumuler 13 années de droits à la retraite. Laurent Wauquiez avait répondu sur sa page Facebook agir dans un cadre "prévu par la loi". 

Trois années passées au Conseil d'Etat avant d'être placé en "position de détachement"

C'est au Conseil d'Etat que Laurent Wauquiez a commencé sa carrière : un poste d'auditeur pour ce major de promo de l'ENA qu'il occupera trois ans avant d'être promu Maîre des requêtes. Mais à ce poste, il ne restera effectivement que deux mois.

Car en juillet 2004, après la nomination du député Jacques Barrot, élu de la 1re circonscription de la Haute-Loire, au poste de commissaire européen et la démission de son mandat, il brigue sa succession à l'élection partielle qui suit. Il est élu, à 29 ans et avec 62,38 % des voix, député UMP.

Plus de "détachement" mais pas de démission

A cette époque, il demande donc à être placé en "position de détachement" : le détachement est la position du fonctionnaire, en l'occurence au Conseil d'Etat -la plus haute juridiction adminitrative-, placé hors de son corps d'origine et continuant à bénéficier dans ce corps de ses droits à avancement et retraite. Au terme de leur période, il peut retrouver son poste et les avantages qui vont avec. 

Mercredi 20 septembre, pour faire taire la polémique, Laurent Wauquiez choisit donc de ne pas démissionner mais de se mettre en disponibilité : il sera placé temporairement hors de son administration d'origine et cessera de bénéficier de sa rémunération et de ses droits à l'avancement et à la retraite. 

Pour expliquer son choix, Laurent Wauquiez explique qu'il ne souhaite pas faire de la politique "toute sa vie", et qu'on ne demande pas à un médecin de renoncer à son serment d'Hippocrate lorsqu'il entre en politique. 


Sur le même sujet

Une station de recherche sur la foudre à Saint-Privat-d'Allier (43)

Les + Lus