Le ski-alpinisme ajouté au programme des Jeux olympiques d'hiver 2026

Les JO d'hiver 2026 de Milan comprendront cinq épreuves de ski-alpinisme. Cette discipline de montagne vient d'être ajoutée au programme en tant que "sport supplémentaire" par le CIO alors que la pratique amateur explose.
La championne de ski-alpinisme Margot Ravinel lors des Jeux olympiques de la jeunesse 2020 à Villars-sur-Ollon (Suisse) le 10 janvier 2020
La championne de ski-alpinisme Margot Ravinel lors des Jeux olympiques de la jeunesse 2020 à Villars-sur-Ollon (Suisse) le 10 janvier 2020 © JEFF PACHOUD / AFP

Le ski-alpinisme fera ses premiers pas olympiques aux Jeux olympiques d'hiver de Milan en 2026. Les membres du Comité international olympique (CIO) ont décidé mardi 20 juillet à l'unanimité de l'ajouter en tant que "sport supplémentaire", sans garantie d'être reconduit.

Cette discipline de montagne consiste à gravir et dévaler des itinéraires hors-piste sur des skis légers équipés de peaux de phoque, ou avec les skis dans le sac si la pente est trop raide. Elle s'ajoutera aux quinze sports olympiques d'hiver sur demande des organisateurs italiens, une liste intangible depuis l'introduction du snowboard aux JO-1998 de Nagano.

Comme lors des Jeux olympiques de la jeunesse l'an dernier à Lausanne, qui ont servi de test, le ski-alpinisme va donner lieu à cinq épreuves : sprint et course individuelle hommes et femmes, relais mixte. Elles permettront de départager 48 qualifiés, qui entreront dans le quota global de 2 900 participants aux Jeux.

 

Monopole alpin

Soucieux de renouveler son audience, garante de ses futurs revenus TV, le CIO laisse désormais aux villes-hôtes des JO la possibilité de proposer de nouvelles disciplines, si elles sont à la fois "spectaculaires" et "culturellement pertinentes pour le pays-hôte et au-delà". Et le ski-alpinisme sera chez lui dans les Alpes, puisque les skieurs européens, et notamment italiens, monopolisent encore aujourd'hui ses podiums mondiaux, même si sa Fédération internationale compte désormais 37 pays membres sur quatre continents.

Pour le CIO, cette discipline a pour avantage de ne nécessiter aucune construction. Un critère important depuis que l'instance a décidé de limiter les coûteux investissements, souvent dissuasifs pour les villes-hôtes. L'arrivée de ce sport pour montagnards aguerris, agiles et physiquement aussi affûtés que des trailers, permet aussi à l'instance de suivre l'explosion récente de la pratique amateur. Le ski-alpinisme représente déjà "15% du marché de la neige et du ski", selon des estimations des fabricants citées par le CIO.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
montagne nature jeux olympiques sport ski