Ligne Lyon-Turin : feu vert de l'Assemblée à l’accord franco-Italien en première lecture

Des engins travaillent sous le regard d'un ouvrier sur le chantier de la future ligne du TGV Lyon-Turin / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP
Des engins travaillent sous le regard d'un ouvrier sur le chantier de la future ligne du TGV Lyon-Turin / © JEAN-PIERRE CLATOT / AFP

Les députés ont donné jeudi 22 décembre leur accord, en première lecture, à la ratificatio de l'accord franco-italien pour lancer les travaux de la ligne ferroviaire Lyon-Turin. Les opposants au projet dénoncent un chantier coûteux et inutile.

Par France 3 Alpes avec AFP

      
L’Assemblée nationale a validé jeudi 22 décembre, en première lecture, l’accord franco-italien pour lancer les travaux définitifs de la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin. Le texte, censé lever les derniers obstacles à un colossal chantier de douze ans, a été signé en février 2015, puis complété en mars 2016 par Matteo Renzi et François Hollande.

Si l'accord est validé par le Parlement français, les appels d'offres pour les marchés de travaux seront lancés en 2017 pour un démarrage des chantiers en 2018.

Soutenu par les deux pays, par la ville de Lyon et, jusqu'à récemment par Turin, ce projet est contesté depuis des années par des écologistes, tant côté italien que français. Ils estiment qu’il "existe une autre solution plus appropriée et plus efficace" pour les échanges transalpins et mettent en regard les 26 milliards d'euros nécessaires au creusement du tunnel et des accès du futur Lyon-Turin avec "l'utilisation immédiate de la ligne existante de transport ferré passant par le tunnel du Mont Cenis, utilisée à ce jour à moins de 20 % de sa capacité" pour le transport des marchandises.

Un coût total de 26 milliards d’euros


Les partisans du projet, qui combine fret et transport de voyageurs, assurent, eux, qu'il permettra de réduire sensiblement le temps de trajet Paris-Milan, de contribuer à effacer la barrière alpine, et surtout de transférer l'équivalent d'un million de poids lourds de la route vers le rail, évitant ainsi l'émission de trois millions de tonnes de CO2 par an.

Un tunnel international de 57 km constituera l'ouvrage majeur de la ligne, entre Saint-Jean-de-Maurienne (en France) et Suse (en Italie).

Ce projet ferroviaire constitue un élément clé du corridor transeuropéen méditerranéen reliant la péninsule ibérique à l'Europe centrale et orientale, plaident aussi ses défenseurs.

Le coût total de cette "autoroute ferroviaire", dont la mise en service est prévue vers 2030, est estimé à quelque 26 milliards d'euros, dont 8,6 milliards pour le seul tunnel. Il sera partagé par l'Union européenne et les deux pays.

Le coût final pourrait s'établir pour la France à 2,46 milliards d'euros courants, selon l'étude d'impact du gouvernement.
     

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