VIDÉO. Des buses pour chasser les étourneaux du centre-ville de Roanne

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Pour chasser les étourneaux nichés dans les arbres du centre-ville, la municipalité de Roanne a tenté un nouveau dispositif. L’effarouchement à l’aide de buses. ©France Télévisions

Pour chasser les étourneaux nichés dans les arbres du centre-ville, la municipalité de Roanne a tenté un nouveau dispositif. L’effarouchement à l’aide de buses.

Les étourneaux, ce sont de petits oiseaux qui causent d'importantes nuisances. Fientes, piaillements… Pour chasser ces oiseaux migrateurs, la ville de Roanne a fait appel à des fauconniers. C'est à la nuit tombée que la traque commence. 

Mission principale de ces trois buses :  surveiller les rues de Roanne et effrayer les étourneaux qui voudraient venir dormir en centre-ville. Les fauconniers ont recensé plus de 110 000 étourneaux.

"On lui laisse un maximum d'autonomie pour que lui puisse se placer de la meilleure des manières pour pouvoir faire ses attaques sur les potentiels groupes d’étourneaux qu’on va avoir”, détaille Aubin Gabay responsable fauconnier.  

Pendant quatre jours, l'oiseau travaille de 19 heures à 3h00 du matin. L’objectif ? “Mettre une présence constante sur les étourneaux, juste leur montrer qu’ils ne sont pas les bienvenus dans la commune”, ajoute le fauconnier. Coût de l'opération pour la mairie : 10 000 euros. 

Préparation des oiseaux 

L'opération d'effarouchement s'effectue avant la tombée de la nuit. Les buses sont équipées d'un émetteur gps. “Cela va nous permettre d’avoir sa position tout au long de la soirée. Son attitude ? Elle sait que c’est le boulot, donc là elle scrute pour voir si les étourneaux commencent à arriver pour se mettre tranquillement dans la mission”, observe Aubain Gabay.

Des îlots de bambous comme nouveau nid

Des bambous plantés dans un terrain de tir à l'arc doivent aussi servir à lutter contre l'installation des oiseaux en centre-ville. “L'idée, c'est de créer en périphérie de la ville plusieurs îlots de bambous pour que le soir, rentrés de la campagne, ils viennent plutôt nicher dans ces îlots de bambous que dans nos alignements de platanes qui sont en plein centre-ville avec des résidences et beaucoup d'habitants autour”, espère Romain Bost, conseiller municipal en charge du bien-être animal.  

D'autres bambouseraies doivent être plantées. Reste à savoir si à l'avenir les étourneaux préféreront le calme des bambous à la chaleur des rues.

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