Grêle dans la Loire: des exploitations à terre dans le Forez

La désolation dans plusieurs communes des Monts du Forez où la tolalité des cultures et des prairies ont été littéralement couchées à terre. L'Etat assure la mise en place de mesures d'urgence. 
Saint-Maurice-en-Gourgois : cet éleveur de vaches laitières en bio a perdu toutes ses prairies et céréales pour nourrir ses bêtes.
Saint-Maurice-en-Gourgois : cet éleveur de vaches laitières en bio a perdu toutes ses prairies et céréales pour nourrir ses bêtes. © A.Marie
A Saint-Maurice-en-Gourgois la plupart des prairies sont couchées et inutilisables pour les bêtes. Même constat pour les cultures de céréales, toutes pliées par la violence de l'orage qui a touché le secteur samedi 15 juin. 
 
Grêle dans la Loire : des productions à terre


Après deux ans de sécheresse les agriculteurs espéraient une bonne année mais en une demi-heure leurs espoirs se sont envolés. 

"C'est beaucoup de travail pour rien, c'est dur" explique Frédéric Berthet, éleveur en bio de vaches laitières. Il va devoir racheter au moins 25 tonnes de céréales pour nourrir ses bêtes. Quand on lui demande s'il espère des aides de l'Etat il répond qu'il préfèrerait de loin avaoir une bonne récolte "parce qu'on aime pas se retrouver à demander"
 
L'État de son coté veut afficher sa présence sur le terrain et au lendemain des déclarations du ministre de l agriculture sur France 3 Rhône Alpes annonçant des mesures rapides, le préfet du département est venu constater les dégâts dans une commune où toutes les cultures ont été ravagé à 100 %. 

Des dossiers de reconnaissance en état de calamité agricole vont être présentés devant une commission nationale mais les procédures prendront plusieurs mois.
D'ici là, le préfet de la Loire Evence Richard affirme qu'il va proposer soit des " avances sur des aides par anticipation soit des mesures d'urgence". 
 


La plupart des exploitants ne sont pas assurés pour leurs céréales 


"Une des difficulté" explique M.Perrin qui reçoit le préfet sur ses terres "c'est que nous ne sommes pas nombreux à être assurés."

En effet seules les prairies, c'est à dire l'herbe à pâturer peut faire l'objet d'une indemnisation dans le cadre d'une reconnaissance de calamité agricole. Les céréales ne sont couvertes que par des assurances auxquelles la plupart des exploitants ne souscrivent pas pour réduire leurs charges.

"Il faudrait avoir des tarifs moins exorbitants" insiste M.Perrin du Gaec du Moulin en se tournant vers le préfet et les responsales syndicaux de la FDSEA présents sur place. 
 





 
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