Régis Juanico, député de la Loire, seul “hamoniste” de la nouvelle direction collégiale PS

Le député a obtenu une réponse claire de la SNCF pour 2019 / © MaxPPP.
Le député a obtenu une réponse claire de la SNCF pour 2019 / © MaxPPP.

Le député de la Loire ne doit sa place dans la nouvelle direction collégiale du PS qu'à la pugnacité de quelques ténors, qui ont exigé que la structure accueille un soutien de Benoît Hamon, ex-candidat PS au 1er tour de la présidentielle, et qui a annoncé son retrait du parti il y a peu.

Par AFP/CC

Le Conseil national du PS a désigné samedi à Paris une nouvelle direction collégiale de 16 membres assistés de trois collectifs, qui fait la part
belle à la nouvelle génération et devra mettre sur les rails la refondation d'un parti en déroute, jusqu'au prochain Congrès, en 2018.

Cette nouvelle direction a été approuvée à une large majorité des votants (102 pour, 16 contre, 20 abstentions), lors d'une réunion dans un hôtel parisien du XIVe arrondissement.

Elle se compose de 16 membres, huit hommes et huit femmes, assistés de trois collèges (coordination des élus, coordination des territoires, porte-parole), soit 28 personnes en tout. 
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Jean-Christophe Cambadélis, qui restera formellement premier secrétaire jusqu'à ce  vote des militants, a soumis dans un premier temps au "parlement" du parti une liste de 14 noms, dont aucun soutien de l'ancien candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon.

Après discussions, se sont finalement ajoutés les noms du député de la Loire Régis Juanico, proche du candidat à la présidentielle Benoît Hamon, et de la sénatrice Frédérique Espagnac, proche de François Hollande.

Plusieurs ténors ont en effet plaidé pour l'intégration dans la direction d'un représentant de la sensibilité hamoniste: Guillaume Balas, proche de Benoît Hamon, mais aussi l'ancien lieutenant de Manuel Valls Luc Carvounas ou l'ancien député aubryste Jean-Marc Germain.

L'ex-ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a expliqué sur Facebook n'avoir "pas souhaité rejoindre l'équipe dirigeante" pour "prendre le temps de réfléchir en profondeur" au désaveu exprimé par les électeurs et aux raisons "d'espérer à nouveau dans une gauche européenne, écologiste, laïque, socialiste". Cette décision n'est "ni une désertion ni un renoncement".

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