Cinq cygnes sauvages morts dans la Loire, deux cas avérés de grippe aviaire

Après la découverte de cinq cygnes morts dans des étangs à Arthun, dans la Loire, une zone dite de contrôle temporaire a été mise en place sur décision de la préfecture. Il a en effet été confirmé que deux des volatiles étaient atteints de la grive aviaire.

Après examen, il a été confirmé qu'un des cinq cygnes retrouvés morts dans des étangs à Arthun dans la Loire, était porteur du virus H5 de la grippe aviaire.
Après examen, il a été confirmé qu'un des cinq cygnes retrouvés morts dans des étangs à Arthun dans la Loire, était porteur du virus H5 de la grippe aviaire. © Patrice Saucourt/MaxPPP

Depuis mardi 12 janvier 2021, huit communes du Forez sont inclues dans une "zone de contrôle temporaire" pour suspicion de grippe aviaire. Le territoire concerné s'étale sur un rayon de cinq kilomètres autour d'Arthun, où les cadavres de cinq cygnes ont été retrouvés dans des étangs. Selon la préfecture de la Loire, il est désormais confirmé que deux des volatiles étaient porteurs du virus de la grippe aviaire, "hautement pathogène H5". L'instauration de cette zone de contrôle vise à contenir toute propagation aux élevages.

► "Confinement" de toutes les volailles et oiseaux captifs

Les huit communes concernées par cette zone de contrôle temporaire sont situées dans le Forez, dans le département de la Loire. Il s'agit de : Arthun, Boën-sur-Lignon, Bussy-Albieux, Pommiers, Sainte-Agathe-la-Bouteresse, Sainte-Foy-Saint-Sulpice, Saint-Etienne-le-Molard, Saint-Sixte.
Dans ce périmètre, "toutes les volailles, y compris les volailles de basse-cour, et tout autre oiseau captif doivent être maintenus en permanence à l’intérieur de bâtiments. Aucune volaille, aucun produit issu des volailles détenues (viande, œuf) ou en lien avec leur lieu de détention (aliment, litière, déjection...) ne doivent sortir des exploitations, commerciales ou non commerciales".

Dans l'arrêté préfectoral en date du 12 janvier 2021, il est rappelé le virus H5N8, qui circule actuellement en France, atteint exclusivement les oiseaux et n’est pas transmissible à l’homme. Et même si la consommation des volailles et produits issus des élevages "ne présente aucun danger pour l’homme", il reste potentiellement des risques de contamination d'autres volatiles. 

Les mouvements de personnes, d’animaux domestiques, de véhicules au sein des exploitations doivent être limités autant que possible. Des visites vétérinaires systématiques de vérification de l’application stricte des mesures de confinement et de biosécurité dans chaque élevage sont effectuées.

Arrêté préfectoral du 12 janvier 2021

► La ZCT levée si aucun signe de grippe aviaire dans les exploitations

Durant toute la période de maintien de cette zone de contrôle, une surveillance accrue de l’avifaune sera réalisée. Parmi les mesures de protection sanitaire "à mettre en place, en tout lieu, par tout propriétaire ou détenteur de volailles ou d’oiseaux captifs" depuis le 16 novembre 2020, sur le territoire national : 

• procéder à la claustration des animaux ou, par des filets, à leur protection de tout contact avec des oiseaux sauvages
• réduire les parcours en supprimant le contact et la proximité immédiate des points d’eau naturels
• surveiller quotidiennement les oiseaux et, le cas échéant, signaler sans délai à un vétérinaire tout comportement anormal ou tout signe de maladie de ces derniers.

Catherine Seguin, préfète de la Loire, rappelle que "toute mortalité d’oiseaux doit être signalée auprès de la direction départementale de la protection des populations, de l’office national de la chasse et de la faune sauvage ou de la fédération de chasse. L’ensemble de la population doit éviter de fréquenter les zones où stationnent les oiseaux sauvages, y compris en leur absence, du fait de la possible présence de virus dans les fientes et les sols souillés". 

De son côté, la municipalité de Boën-sur-Lignon a diffusé un appel à la prudence. "Il y a beaucoup d'étangs alentours, et beaucoup de passage de cygnes, il y a une réserve d'oiseaux, des élevages orientés vers la production sur d'autres communes. Donc il faut prendre des précautions", a justifié l'un des adjoints au maire, Robert Regeffe.

 

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
grippe aviaire agriculture économie