Condamné à Saint-Etienne, un homme de 48 ans a été arrêté en Espagne après 4 ans de cavale

Grâce à la campagne "Most Wanted" d'Europol", François di Pasquali a été arrêté mercredi 20 janvier 2021, en Espagne, selon la la Brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF). Il était en cavale depuis quatre ans après sa condamnation à Saint-Etienne en 2009 pour le viol d'une octogénaire.

Palais de justice de Saint-Etienne :
Palais de justice de Saint-Etienne : © maxppp

Après une cavale de quatre années, François di Pasquali a finalement été arrêté mercredi soir, 20 janvier 2021, dans la banlieue de Barcelone. Ce Franco-italien de 48 ans avait été désigné par la police française en octobre dernier comme son fugitif le plus recherché dans le cadre de la traditionnelle campagne "Most Wanted" d'Europol. Cet homme faisait partie des 19 visages diffusés partout en Europe. Dans le cadre de cette vaste opération de communication, 19 pays ont choisi un fugitif en particulier soupçonné de crime sexuel. 

François di Pasquali, dont l'ADN a été retrouvé chez la victime, n'avait pu être identifié qu'en avril 2012 lors d'un prélèvement effectué après son arrestation pour des violences contre sa compagne de l'époque, qu'il avait tenté d'écraser avec son véhicule.

Il se volatilise à la veille du procès

L'affaire remonte à 2009. La police le soupçonnait d’avoir violé une femme de 84 ans à Saint-Etienne. L'ADN de François di Pasquali a été retrouvé chez la victime mais n'avait pu être identifié qu'en avril 2012 lors d'un prélèvement effectué après une autre affaire. Le quadragénaire avait été arrêté pour des violences contre sa compagne de l'époque et condamné à 18 mois de prison avec sursis pour avoir tenté de l'écraser avec son véhicule. Le prélèvement d’ADN réalisé à cette occasion avait été révélateur. Il concordait avec l’ADN recueilli lors de l'affaire du viol de l'octogénaire.

Mis en examen en juin 2012 pour ce viol et incarcéré, François di Pasquali avait obtenu en janvier 2013 une remise en liberté et trouvé un emploi à Saint-Etienne. Mais en 2016, il ne s'était pas présenté devant la cour d’assises de la Loire pour son procès. Il a été condamné par défaut à 10 ans de réclusion criminelle.

La fuite de cet ancien restaurateur "était un secret de famille" bien protégé par ses proches "très discrets, très prudents", a expliqué le commissaire Jacques Croly Labourdette, chef de la BNRF. Les surveillances ont néanmoins permis de déterminer que le fugitif s'était mis en couple avec une femme d'origine espagnole. Les enquêteurs ont alors cherché à dresser "un tableau plus précis de son entourage" en Espagne et "la campagne Most Wanted d'Europol s'inscrivait dans cette stratégie", souligne le commissaire.

La fin d'une cavale de 4 ans

Après avoir recueilli suffisamment d'informations, une grande opération de perquisitions simultanées chez ses proches a été lancée mercredi 20 janvier 2021 dans la région de Saint-Etienne. Chez l'un d'eux, les policiers ont découvert un indice leur permettant de localiser François di Pasquali dans la banlieue de Barcelone, à Castelldefels.
Alertée, la police espagnole a pu l'interpeller dans la soirée en possession d'un faux passeport italien mais "il a reconnu sa véritable identité sans difficulté", a précisé le commissaire Croly Labourdette.
L'homme, qui a toujours nié les faits, doit désormais être présenté à la justice espagnole en vue de sa remise à la France en vertu du mandat d'arrêt européen. A son retour, il devra être rejugé pour les faits de viol.

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