Covid/Coronavirus : la campagne de tests massifs lancée à Saint-Etienne

La vaste campagne de dépistage du Covid-19 à l'aide de tests antigéniques, décidée par l'État, débute le 13 janvier à Saint-Etienne. Deux sessions sont organisées : la première du 13 au 19 janvier 2021, la seconde du 22 au 8 février 2021. Objectif : dépister plus de 40.000 personnes.

Les tests antigéniques BioSpeedia, conçus dans la Loire par Biospeedia et fabriqués à Lyon.
Les tests antigéniques BioSpeedia, conçus dans la Loire par Biospeedia et fabriqués à Lyon. © France tv

Ce 13 janvier 2021 marque le début de la grande campagne de dépistage Covid dans la métropole de Saint-Etienne. Quelques dizaines se sont présentés dans les 14 centres de dépistage mis en place. Un début plutôt timide, sachant que l'objectif affiché de cette campagne de tests massifs vise à dépister près de 42.000 personnes selon les autorités. L'idée c'est aussi que le public asymptômatique participe à cette campagne, "pour éviter et minorer une troisème vague qui semble inéluctable", a déclaré Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne.

14 centres et 250 personnes mobilisées

Quatorze centres de test répartis sur la ville accueilleront la population, avec ou sans rendez-vous, de 10H00 à 19H30. Deux sites seront plus particulièrement dédiés aux personnes présentant des symptômes du virus.
Cette opération mobilisera quotidiennement près de 250 personnes - infirmiers libéraux, élèves infirmiers, étudiants en médecine, personnel du Service départemental d'incendie et des secours, mais aussi agents de la CPAM pour effectuer le traçage-. Le dépistage se fait sur la base du volontariat. 

Qui peut se faire dépister ? Toute personne résidant à Saint-Étienne munie de sa carte vitale. Les mineurs accompagnés d’un représentant de l’autorité parentale muni de la carte vitale sur laquelle les mineurs sont assurés.

80.000 tests made in Loire


"Au total 80.000 tests BioSpeedia, conçus à Saint-Etienne et produits à Lyon, sont prévus pour ces deux campagnes de dépistage", a relevé Jean-Louis Grall, directeur de l'ARS Auvergne Rhône-Alpes.

"En cette sortie des fêtes de fin d'année, il s'agit de tout faire pour que Saint-Etienne échappe à cette troisième vague de propagation du virus, qui semble irrémédiable", a estimé le maire LR de cette ville de 175.000 habitants, Gaël Perdriau.

Le taux d'incidence, qui est actuellement de 172 dans la Loire selon l'ARS, "était monté à 1.200 fin novembre", a rappelé la préfète. Catherine Seguin a indiqué que pour faire face au besoin d'isolement des personnes testées positives qui ne disposeraient pas de lieux adéquates, "200 logements ont été pré-identifiés dans des hôtels et des bâtiments publics".

Retour d'expérience ?

Les différents organisateurs de cette opération n'ont pas été en mesure de fournir le bilan de la semaine de tests massifs sur Saint-Etienne effectués dans le cadre de la campagne menée avant Noël à l'échelle de la région Auvergne Rhône-Alpes, à l'initiative de son président LR, Laurent Wauquiez. Interrogés sur le retour d'expérience des campagnes menées le mois dernier par l'État sur les agglomérations du Havre, Charleville-Mézières et Sedan, marquées par une faible participation de la population, l'ARS a simplement souligné "l'importance de l'information de la population".


"En plus de la communication sous forme d'affichage, dans les médias et sur les réseaux sociaux, un courrier vient d'être adressé à chaque foyer stéphanois", a ajouté le maire.
 

En novembre dernier, le maire de Saint-Etienne avait écrit au Ministre de la Santé Olivier Véran pour faire la lumière sur la mise en place d’un dépistage massif dans sa ville. 

 

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