REPLAY - Municipales 2020 : ce qu'il faut retenir du débat à Saint-Etienne dans la Loire

Ville de Saint-Etienne, Loire (42) / © C. Lepoittevin
Ville de Saint-Etienne, Loire (42) / © C. Lepoittevin

A Saint-Etienne, huit listes sont en lice pour le premier tour des élections municipales. Le maire sortant Gaël Perdriau est candidat à sa réélection. Un scrutin qui s'annonce mouvementé. Parmi les thèmes de discorde: le dossier Steel. 

Par Dolores Mazzola

A Saint-Etienne, ce sont huit listes qui sont en lice pour ce premier tour des élections municipales. Le débat organisé sur le plateau de France 3 Rhône-Alpes ce mercredi 4 mars voit s'affronter six têtes de liste. Le débat est présenté par Claire Exbrayat avec Véronique Narboux (France Bleu Saint-Etienne Loire) et Dominique Goubatien (Le Progrès).
 


Les six invités :
  • Pierrick Courbon (PS) - Liste Saint-Etienne Demain
  • Olivier Longeon (EELV) - Liste Le Temps de l'Ecologie
  • Gaël Perdriau (maire sortant LR) - Liste Préférons le défi
  • Patrick Revelli (sans étiquette - Investiture LREM) - Liste Saint-Etienne avant tout
  • Sophie Robert (RN) - Liste Saint-Etienne, c'est nous !
  • Andrée Taurinya (LDVG) - Liste St-T La Citoyenne

Les autres candidats en lice dans ce 1er tour des élections municipales 2020:
  • Romain Brossard (Lutte Ouvrière) - Liste Lutte Ouvrière Faire entendre le camp des travailleurs
  • Zahra Bencharif (Parti Radical de Gauche) - Liste Réinventons Saint-Etienne

Ce qu'il faut retenir du débat


Le centre-ville de Saint-Etienne et le projet Steel
L’ouverture prochaine, en mai 2020, de Steel enflamme la campagne électorale avec ses 52 000 m² (50 magasins et 12 restaurants). Gaël Perdriau n’a pas réussi à convaincre. A propos de la situation du commerce en centre-ville, le maire sortant se défend :"en 2014, j’en ai fait une priorité. La situation était catastrophoique quand je suis arrivé. Et nous avons beaucoup agi pour vendre Saint-Etienne à l'extérieur, présenter la ville, attirer de nouvelles enseignes... mais aussi pour améliorer le cadre de vie et la qualité de vie des stéphanois." Il affiche son bilan: doublement des effectifs de police municipale, stationnement gratuit, animations... "Les résultats sont là. Aujourd'hui, Saint-Etienne compte 511 commerces de plus qu’en 2014. Entre 2008 et 2014, Saint-Etienne avait perdu plus de 350 commerces," explique-t-il. 
Sur le dossier Steel : "c'est fait pour éviter que les 500 millions d'euros consommés par la zone de chalandise de Saint-Etienne (qui comprend 600 000 personnes) soient consommés à Lyon. C'est pour lutter contre l'évasion commerciale que Steel a été créé," justifie le maire sortant. 
Réplique de Patrick Revelli: "le centre-ville se paupérise disait Maurice Vincent et aujourd’hui avec Steel, il se paupérise encore plus (…).Pour les commerçants, c’est un deuxième coup de poignard dans le dos." Le candidat soutenu par LREM regrette l'ouverture de ce centre.  
Olivier Longeon, candidat EELV, ne cache pas son inquiétude pour les deux cinémas, l'Alambra et le Camion Rouge, on se demande ce qu’il vont devenir. Il redoute une ouverture d'un mutiplexe qui porterait un nouveau coup dur au centre-ville. "La solution est de réaménager le centre-ville pour en faire un centre-ville moderne, avec un jardin à la place des Ursules avec son miroir d'eau, c'est à dire un lieu d'animation du centre-ville."
Pierrick Courbon est également opposé au projet Steel, se dit même opposant de la première heure, et évoque "une trahison multiple". Accusateur à l'égard du maire sortant : "C’est une trahison de vos engagements pris en 2014. Vous avez été élu en étant le grand défenseur du commerce de centre-ville. C'est une trahison de la promesse initiale. A Steel, il ne devait y avoir que des grandes surfaces, que des enseignes d'ameublement, d'équipement de la maison, de bricolage, d'enseignes qui n'étaient pas présentes sur le territoire. Aucune concurrence avec le centre-ville…On constate aujourd'hui, une part prépondérante d'enseignes de textiles, on a très peu d’enseignes nouvelles. Steel avant même son ouverture est en train de tuer le centre-ville, pour preuve le déménagement d'H&M. On voit que Steel est en train d’aspirer les activités commerciales du centre-ville au profit de la périphérie". Gaël Perdriau se défend :" la surface de l'équipement de la personne représentera 10%, comme prévu. Certaines enseignes auraient quitté le centre-ville".

Sophie Robert interpelle le maire sortant à propos du projet Steel : "Comment c’est possible, à 47 ans, de pouvoir soutenir un projet aussi ringard digne des années 70 ? Il faut des propositions pour que le centre-ville ne soit plus une coquille vide entourée de surfaces commerciales"...."Vous nous avez vendu le projet en expliquant que l’ensemble de la Métropole allait venir faire ses courses…". Elle fait un constat :"les gens partent de Saint-Etienne, on ne trouve plus le plaisir de vivre à Saint-Etienne.".  Pour enrayer la tendance, Sophie Robert mise sur l'accessibilité et des commerces innovants de proximité pour rendre son attractivité au centre-ville. 

La candidate Andrée Taurinya de commenter l'action de Gaël Perdriau : "pour faire vivre le centre-ville, il faut faire venir des enseignes avides de dividendes et qui quittent la commune dès qu'une opportunité se présente. Et d’autre part vous voulez une ville policée avec tout un système de surveillance…" Andrée Taurinya précise : "nous pensons que les gens attendent un commerce de qualité avec du lien. Il faut privilégier le commerce de proximité. Il y a aussi tous les commerces de quartier. Les quartiers ont été abandonnés. Vous avez eu la très mauvaise idée de démolir le centre commercial de Montchovet pour aller construire un super marché très peu accessible, sauf en voiture." Pour Gaël Perdriau revient sur les chiffres et revendique un discours optimiste: "il y a plus de 4000 commerçants à Saint-Etienne, et plus de 1500 commerces en centre-ville. Et la qualité existe". Il rappelle qu'en lieu et place du projet Steel se trouvait une friche industrielle. Le maire sortant défend le projet Steel: "sur les 50 000 m² de surface commerciale, un tiers des commerces occupe des surfaces importantes de plus de 10 000 m² et ne seraient pas venus s'installer en centre-ville (...) aujourd'hui nous aurons une vitrine en entrée de ville de Saint-Etienne qui donnera de la modernité."
Pour le candidat des Verts, rien n'empêchait "d'attendre un peu pour faire des aménagements à cet endroit." Le maire sortant rappelle et souligne qu'une colistière du candidat Vert était par le passé favorable au projet Steel. 
 
Comment redynamiser le centre-ville selon Patrick Revelli : "il fait faire revenir tranquillité et sérénité. Nous allons faire un parc". Pour faire revenir les commerces le candidat propose la gratuité dans les tramways le samedi. "Je ferai revenir les grandes enseignes," promet aussi Patrick Revelli, "et on va aider les commerces de proximité, même dans les quartiers pour les personnes les plus âgées". 

Le point sur la proposition phare de Zahra Bencharif  : "la gratuité des parkings et des transports en commun pour pour permettre à tous de venir en centre-ville. Et un programme de mise en place d’espaces verts et de voies cyclables."
Pour Romain Brossard : "les quartiers populaires ont été délaissés, ravagés par le chômage et la paupérisation." Il dénonce notamment "les cadeaux faits aux grandes enseignes et aux promotteurs pour la construction de Steel." "Les autres candidats vous promettent la lune mais c’est un mensonge!" 

L'intercommunalité et Saint-Etienne Métropole

C'est la 2e élection de ce scrutin. Saint-Etienne Métropole, c'est 53 communes, 112 conseillers métropolitains (42 sont issus du conseil municipal de Saint-Etienne), 404 859 habitants. Le budget de la métropole: environ 350 millions d'euros. Les compétences sont multiples (transports, grands équipements, traitement des déchets, tourisme, gestion des routes...)

Sophie Robert n’entend pas briguer la présidence de Saint-Etienne Métropole. Gaël Perdriau, déjà président de la Métropole, sera candidat. Pierrick Courbon briguera aussi ce fauteuil de président de la Métropole si il est élu maire : "pour proposer aux autres maires un projet fédérateur, enfin, pour l'intercommunalité. La métropole a beaucoup servi à financer des projets stéphano-stéphanois depuis de trop nombreuses années, un zénith, un stade, une troisième ligne de tramway ..." Son projet à l'échelle de la métropole: la gratuité des transports en commun. Patrick Revelli envisage aussi de se porter candidat à la présidence de la Métropole, en ligne de mire : le projet de rapprochement économique avec Lyon et le désenclavement de la ville. Olivier Longeon sera "sans doute" candidat, "je me refuse à dire, je suis d'emblée candidat. c'est une discussion qui sera menée avec les 53 maires,avec les autres élus". Pour Andrée Taurinya, qui défend le non-cumul des mandats, il n'y aura pas de candidature à la présidence de Saint-Etienne Métropole. 

A propos de la fiscalité, les candidats s'engagent à ne pas augmenter les taxes.
Gaël Perdriau, le maire sortant rappelle : "c’était un engagement fort pris en 2014 tant pour la ville que pour la Métropole. Malgré les baisses de dotation de l’Etat, un sale coup porté aux collectivités locales, nous avons tenu bon. Nous n'avons pas augmenté la fiscalité, ni des entreprises, ni des particuliers." et au passage, sur le bilan de son mandat :"Et nous avons désendetté les deux collectivités." 
Concernant la proposition de gratuité des transports en commun de Pierrick Courbon, pour Gaël Perdriau, c'est l'assurance d'une hausse de la fiscalité. Mais le candidat socialiste l'assure: "il n'y aura pas d'augmentation des impôts pour les ménages." 
De son côté, 
Andrée Taurinya propose la fin des délégations de services publics (transports, eau, traitement des déchets…) et récupérer "l'argent versé à des actionnaires". Sophie Robert, s'engage à avoir une gestion vertueuse, entend "gérer à l’euro près" sans augmenter les impôts et "résoudre cette dette toxique" des Stéphanois. Pas question d'augmenter les impôts des Stéphanois pour Patrick Revelli. Enfin Olivier Longeon va plus loin et propose de faire des économies en supprimant des dépenses inutiles et coûteuses comme l'aéroport d'Andrézieux-Bouthéon : "il coûte très cher, il nuit au climat et il ne sert à rien". Il envisage aussi de baisser le prix de l'eau en remunicipalisant, et proposer une baisse de la taxe foncière avec le plan façade.

L'écologie et la transition énergétique

Plus de 400 000 habitants dans la Métropole de Saint-Etienne et chacun jette plus de 250 kilos de déchets dans sa poubelle classique chaque année. 80% de ces déchets pourraient être recyclés. Que proposent les candidats en matière d'écologie.
Gaël Perdriau revient sur son bilan : "depuis 2014, nous avons investi plus de 250 millions d'euros dans des mesures profitant à l'écologie"... Le maire sortant s’engage à installer un jardin partagé dans chacun des quartiers de Saint-Etienne avec un objectif environnemental et social. 
Olivier Longeon, candidat des Verts, rappelle que le maire sortant à rouvert le centre-ville aux voitures et qu'il a toujours défendu le projet d'autoroute A45, qui nuit au climat. "Nous refermerons certaines rues aux voitures pour en faire un vrai centre piéton et développer le commerce... Nous ferons des lieux de fraîcheur, nous adapterons la ville au problème du réchauffement climatique". 

Pour Pierrick Courbon, "la gratuité des transports en commun est une mesure transversale permettant de rendre du pouvoir d’achat aux Stéphanois". Le candidat socialiste milite pour "une écologie pour tous", "nous ne voulons pas d'une écologie théorique". C'est une mesure visant à faire reculer la place de la voiture, à améliorer la qualité de l’air (notamment après l'épisode de pollution atmosphérique vécu par Saint-Etienne et la mise en place des restrictions de circulation avec la vignette Crit’air). Les proposition : un parc 0 béton, la découverte du Furon, la végétalisation des cours d’école… 
Pour Patrick Revelli : la ville manque de verdure. La galerie d’Orion sera transformée en maison du développement durable. Il s'agit aussi de réaliser une ferme métropolitaine au niveau de Roche-la-Molière, une ferme pédagogique.
Sophie Robert soutient de son côté un projet de tunnel, sous la ville de Saint-Etienne. Autre proposition de la candidate: un contrat d’énergie gaz ou électricité verte  (10% moins cher) avec une prime de 100 pour les souscripteurs. Une électricité verte moins chère.

Andrée Taurinya propose "l’autonomie alimentaire" pour Saint-Etienne. "La ville n’a que trois jours d’autonomie alimentaire actuellement." Elle envisage le développement des filières agricoles de proximité, du réseau AMAP. La création d'un espace pédagogique, d’échanges et d’éducation aux nouveaux modes alimentaires et l’installation d’un jardin de simples… autre proposition concernant la consommation de l’eau: les 20 premiers mètres cubes (nécessaires à la vie) seraient gratuits.

En finir avec l'image négative de Saint-Etienne 
Pour Patrick Revelli, la ville n’a pas le rayonnement qu’elle mérite. "J’ai toujours défendu cette ville à l’extérieur, j’ai été un ambassadeur de cette ville". Et il ajoute :"je rencontre beaucoup de chefs d’entreprises, grâce à mon réseau, je voudrais faire venir des chefs d’entreprises". L'ancienne star des Verts entend devenir le « VRP » de Saint-Etienne.

Pour Gaël Perdriau : "On part de loin. Depuis 2014, j’ai mis toute mon énergie pour montrer que la ville à changer… les vieux clichés n’ont plus lieu d’être. Saint-Etienne est la 13e ville où il fait bon vivre, la 13e ville la mieux gérée. Saint Etienne est en train de revivre. Il ne faut pas casser cette dynamique."
Sophie Robert fait un constat : "il y a beaucoup d’entreprises autour de Saint-Etienne mais beaucoup de cadres n’y vivent pas car il y a un problème de sécurité du quotidien qui pourrit la vie des habitants."
Pour Pierrick Courbon : "l’enjeu c’est préparer l’avenir". Il faut, selon lui, "penser l’avenir et la qualité de vie qui passera par un cadre de vie plus sûr." 
Pour Olivier Longeon, "l’image de Saint-Etienne se revalorise". Il ambitionne de faire de Saint-Etienne une capitale verte. 
Pour Andrée Taurinya, il faut retrouver la spécificité de Saint-Etienne. 

Les thèmes abordés

- Le centre-ville et ses commerces : comment lutter contre les friches commerciales? Comment redynamiser le coeur de Saint-Etienne et éviter la fermeture des commerces ? Quid du projet Steel, grande zone commerciale à l'entrée de la ville? La question du centre-ville était déjà un thème majeur lors de la campagne électorale de 2014.
- L'intercommunalité et Saint-Etienne Métropole.
- L'environnement, la transition énergétique et les questions d'écologie
- En finir avec l'image d'une ville pauvre...
 


Saint-Etienne en chiffres

La ville de Saint-Etienne compte 172 565 habitants. Elle a perdu 50 000 habitants depuis 1968. Le taux de pauvreté est de 25%, soit 11 points de plus que la moyenne nationale. Saint-Etienne est le berceau de l'exploitation minière et de la houille. La capitale de la Loire a longtemps été connue comme la ville de l'arme, du cycle et du ruban. Au 19e siècle, elle était présentée comme la première ville ouvrière de France. Aujourd'hui, c'est une ville qui s'est tournée vers le design avec sa cité du design, inaugurée en 2009 sur l'ancien site de la manufacture d'armes. C'est aussi une ville de football avec le club de l'ASSE. Les Verts ont décroché 10 titres de champions de France. 


Les enjeux à Saint-Etienne

On compte huit listes en lice à Saint-Etienne. Le maire sortant LR Gaël Perdriau, qui dirige également Saint-Etienne Métropole, est candidat à sa réélection. Le maire se représente avec le soutien de l’UDI et du Modem. 
Les élections municipales à Saint-Etienne s'annoncent mouvementées. Le maire sortant aura notamment face à lui un ancien footballeur professionnel, Patrick Revelli, ancienne gloire des Verts dans les années 70 et investi par la République en Marche, mais aussi conseiller de l'ancien maire socialiste Maurice Vincent (2008-2014). Pour Patrick Revelli cette candidature est une première. 

Le socialiste Pierrick Courbon fait également campagne pour reprendre la ville à la droite. Il siège au conseil municipal depuis 2014, comme au conseil départemental (depuis 5 ans) et fait figure de chef de file de l'opposition. C'est aussi l'un des assistants parlementaires du député Régis Juanico. Ce dernier est présent sur la liste conduite par Pierrick Courbon. 

Olivier Longeon est élu d’opposition au conseil municipal depuis 2014, encarté chez Europe Ecologie les Verts. Il a également été conseiller régional et c’est la troisième fois qu'il se présente à l’élection municipale à Saint-Etienne. 

Sophie Robert est la tête de liste du Rassemblement national pour les élections municipales à Saint-Étienne. Elle est depuis 2010 conseillère régionale, conseillère municipale à Feurs depuis 2014. Depuis 2002, elle s'est présentée à toutes les élections (municipales, législatives, cantonales, sénatoriales). Chef d'entreprise et bien connue sur Feurs, Sophie Robert va tenter de se faire un nom à Saint-Etienne. 
La candidate Andrée Taurinya est notamment soutenue par La France Insoumise. En 2017, elle a été candidate aux élections législatives à Saint-Etienne. 

Les résultats d'un sondage Ifop - Fiducial du 21 février dernier donnait le maire sortant largement en tête des intentions de vote (42%) devant le socialiste Pierrick Courbon (17%), au coude-à-coude avec la candidate RN Sophie Robert (16%) et le candidat des Verts Olivier Longeon (14%) pour la deuxième place. Le candidat LREM, en revanche, arrivait loin derrière avec 4% des intentions de vote. Selon ce même sondage, Gaël Perdriau arriverait également en tête du second tour avec 50% des intentions de vote, dans l'hypothèse d'une triangulaire avec fusion des listes conduites par le PS et les Verts (35%) et avec un RN qui récolterait 15% des intentions de vote. A Saint-Etienne, l'hypothèse d'un duel apparaît peu probable mais dans ce cas, c'est encore le maire sortant qui arriverait largement en tête. Gaël Perdriau parviendra-t-il à garder la mairie ravie il y a six ans à la gauche ? Si le maire sortant part grand favori sur le papier, un de ses derniers projets inquiète les Stéphanois: Steel. 
Le projet Steel à Saint-Etienne / © France tv
Le projet Steel à Saint-Etienne / © France tv


Egalement candidat aux municipales à Saint-Etienne, Romain Brossard, 42 ans, du parti Lutte Ouvrière. Cet enseignant n’a jamais été élu mais s’est présenté à plusieurs reprises à des élections politiques. 

Enfin, Zahra Bencharif  représente le Parti radical de Gauche. Elle est salariée du monde associatif. Elle est la suppléante du député LREM de Saint Etienne. Elle a un temps fait liste commune avec Patrick Revelli pour finalement décider de partir seule.

 

Retour sur les municipales 2014

En 2014, on avait assisté à une vague bleue dans le département de la Loire. Les Républicains avaient conquis Saint-Étienne, Roanne, Montbrison ou encore Saint-Chamond. Pour les élections municipales de 2014, sept listes étaient en lice à Saint-Etienne. A la tête d'une liste d'union de la droite (UMP-UDI), c'est Gaël Perdriau qui est arrivé en tête du premier tour du scrutin avec 36,74% des voix, devant le maire sortant (liste union de la gauche) Maurice Vincent crédité de 31,33% des voix. Le Front National représenté par Gabriel de Peyrecave avait récolté 18,3% des suffrages. Seule la liste conduite par Olivier Longeon (Divers Gauche) avait dépassé les 5%. Au deuxième tour des municipales de 2014, les Stéphanois avaient dû affronter une triangulaire. C'est l'UMP Gaël Perdriau avec 47,7 des voix qui a fait basculer Saint-Etienne à droite. Le maire sortant Maurice Vincent avait été battu avec 40,5% des voix. Le Front National avait récolté 11,79% des suffrages. 

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