Il avait acheté de la chloroquine pour ses salariés, un entrepreneur de la Loire devant la justice le 3 juin prochain

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L’audience est fixée au 3 juin 2021. René Pich, fondateur et dirigeant de la Société SNF, avait proposé de la chloroquine à ses salariés lors du premier confinement. Il est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne. 

René Pich, fondateur et directeur général délégué de l'entreprise SNF, dont le siège est basé à Andrezieux-Boutheon fait l'objet de poursuites. A 79 ans, cet entrepreneur est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour "exercice illégal de la profession de médecin", "exercice illégal de la profession de pharmacien", mais aussi pour "importation, acquisition et détention frauduleuses de substances vénéneuses  soumises à prescription illégale". L'audience a été fixée au 3 juin 2021. 

►Signalement de l'inspection du travail et plainte d'un syndicat

Le fondateur de ce leader mondial de la chimie pour le traitement des eaux est soupçonné d'avoir acheté, puis proposé à ses salariés de la chloroquine en cas de contamination au Covid 19. L'affaire remonte au printemps 2020, lors du premier confinement.

René Pich avait été placé en garde à vue et une enquête est diligentée par le parquet de Saint-Etienne. C'est un signalement effectué le 31 mars par l'inspection du travail de la Loire qui a déclenché ces investigations dés le lendemain. Puis, le 3 avril 2020, le syndicat de la chimie SCERAO CFDT avait déposé une plainte pour mise en danger de la vie d’autrui et pour exercice illégale de la pharmacie. René Pich avait alors réagi. 

Le responsable avait dénoncé une "volonté de nuire" à l'heure "où de nombreux malades vont mourir".