"Le groupe Casino et Saint-Etienne sont totalement indissociables", selon Quentin Bataillon, député de la Loire

Ce mardi 5 décembre au matin, le député Renaissance de la Loire, Quentin Bataillon, est aux côtés des salariés de Casino qui manifestent à Saint-Etienne.

Casino, géant de la grande distribution, né à Saint-Etienne il y a 125 ans, est en grande difficulté financière. Ce mardi 5 décembre, une journée de mobilisation a été organisée dans la capitale ligérienne. Les salariés ont été appelés à manifester et à faire grève par l’intersyndicale qui dénonce le démantèlement de l'entreprise. Le préavis court jusqu'au 31 décembre. Ce matin, en tête de cortège figurait un député de la Loire. 

"Indissociables"

"Le but de la mobilisation est de rappeler que Saint-Etienne et le groupe Casino sont totalement indissociables (...) On pense que l'avenir du groupe doit continuer à Saint-Etienne. À la direction générale de nous dire ce qui s'est passé. Je pense que Jean-Charles Naouri a des comptes à rendre à l'ensemble des salariés et des syndicats. Tout ce qu'on vit aujourd'hui aurait pu être évité il y a plusieurs années", a expliqué Quentin Bataillon. 

Le groupe Casino est très lourdement endetté et se prépare à changer de mains. Le député de Saint-Etienne (1ʳᵉ circonscription de la Loire), affiche clairement son soutien aux salariés et à l'intersyndicale du groupe Casino. L'élu local était ce mardi matin dans la rue, aux côtés des salariés du groupe qui manifestent à Saint-Étienne pour sauver leurs emplois. Le député était même présent en tête de cortège, derrière la banderole syndicale.

"Je souhaite soutenir l'ensemble des syndicats et l'ensemble des salariés. J'ai rencontré hier (4 décembre) le directeur de cabinet de Bruno Le Maire. Il m'a rappelé que ce dernier avait renouvelé son exigence extrêmement forte quant aux emplois et au siège de Saint-Etienne ; dans l'offre de rachat du groupe et dans les possibles ventes des hypers et des super", a indiqué le député.

Le député a assuré que "rien ne pourrait se faire sans l'avis du gouvernement". "Toutes les offres de reprise doivent passer par Bercy. D'autant que l'État détient 300 millions de dettes fiscales du groupe Casino (...) le ministre de l'Économie aura son mot à dire dans l'avenir du groupe, dans l'avenir des  emplois et du siège", a expliqué Quentin Bataillon.

Pour le parlementaire stéphanois, le but de la mobilisation est aussi de faire en sorte que les ventes de ces entités se fassent "avec la conservation de l'ensemble des emplois".

"Casino s'est construit à Saint-Etienne"

L'avenir du groupe Casino fait partie des "priorités" de l'élu depuis le début de son mandat. "Depuis mon élection, l’avenir du Groupe Casino est ma priorité. Je suis fortement mobilisé pour la survie du Groupe, de ses emplois, de son siège social à Saint-Etienne et pour la pérennité de son développement économique", a rappelé le député ligérien dans un message publié sur les réseaux sociaux à la veille de cette journée de mobilisation.

Et Quentin Bataillon évoque son engagement : "j’avais interrogé le gouvernement le 11 juillet 2023 lors des Questions au gouvernement à l’Assemblée nationale".