VIDEO Faire le plein de carburant à la ferme grâce au fumier des vaches

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Le GAEC du Pré Vert à Verrières en Forez dans la Loire, est l'une des quatre exploitations agricoles de France, où on peut alimenter son véhicule en BioGaz. Ces pionniers de l'énergie décarbonée produisent dans de grandes cuves le méthane extrait du fumier. ©FTV

Le GAEC du Pré Vert a choisi de développer son activité agricole avec la méthanisation. Elle est devenue producteur et fournisseur de BioGNV. Un cercle vertueux qui permet de fabriquer une énergie décarbonée. Un argument qui prend de l'ampleur avec les contraintes grandissantes d'accès aux métropoles. Les véhicules qui roulent au BioGNV affiche une vignette Crit'air 1.

Le GAEC du Pré Vert à Verrières en Forez dans la Loire, est l'une des quatre exploitations agricoles de France, où l'on peut alimenter son véhicule en BioGaz GNV. Ces pionniers de l'énergie décarbonée produisent dans de grandes cuves le méthane extrait du fumier.
Il alimente la nouvelle station raccordée et génère 2 400 000 kilowatt/heure par an d'électricité, soit l'équivalent de la consommation de tout le village voisin.

 Une énergie décarbonée et une vignette Crit'air 1...

"On produit de l'électricité, c'est notre chiffre d'affaires premier depuis 2014. On valorise la chaleur issue du refroidissement de nos moteurs sur la salle d'animation et le lycée professionnel régional et on est capable d'apporter aujourd'hui de la mobilité décarbonée à travers notre projet de bio GNV pour les particuliers et les professionnels" explique Nicolas Robert, co-gérant GAEC du Pré Vert et Président SAS Robert Forez Énergie.

Ici, tous les véhicules de l'entreprise (pro et perso), y compris le tracteur, roulent au GNV. Les transports scolaires et les autocaristes commencent à s'y intéresser, eux aussi, attirés par l'attribution de la vignette Crit'air 1. À l'horizon 2024, ce carburant permettra l'entrée dans les grandes villes et métropole aux véhicules équipés.

En 2020, avec la possibilité de récupérer des déchets agroalimentaires (fruits et légumes), la production a augmenté avec les mêmes cuves de 150 à 250 kw/h. Le bio GNV existe depuis une dizaine d'années. "Le marché est mûr maintenant", précise Nicolas Robert.

... Et des revenus complémentaires

Si les 220 vaches produisent avant tout du lait, "mon métier premier", précise Nicolas, l'exploitation génère 600 000 euros de chiffre d'affaires en plus grâce à la méthanisation. "C'est une vraie conviction de vouloir ajouter une corde à notre arc avec le projet de métha et de boucler la boucle...". Autre avantage, le digestat, résidu du processus de méthanisation, sert d'engrais. Plus besoin d'acheter des amendements.

D'ici le printemps, une nouvelle station de carburant vert raccordée au réseau verra le jour un peu plus loin, à Montbrison. Elle distribuera du BioGNV, mais aussi à terme, de l'hydrogène vert produit lui aussi sur la ferme. Habituellement, il faut 100 litres d'eau pour produire 1 kg d'hydrogène. Le projet vise les 10 litres d'eau. Une grande première en France.