VIDÉO. "J'oblige l'organisme à se réparer", Jean-Charles efface les cicatrices grâce au tatouage

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Jean-Charles Gourlier a mis au point une technique de tatouage qui efface les cicatrices. ©FTV

Utiliser le tatouage pour rendre moins visibles les cicatrices, c'est la technique qu'a déposée Jean-Charles Gourlier. Cet ancien militaire, reconverti en tatoueur, a souhaité aider les accidentés de la vie dans leur reconstruction.

Les tatouages de Jean-Charles Gourlier ne sont pas comme les autres. Ils ne sont pas conçus pour laisser une trace, mais pour les effacer ! Les faire complètement disparaître est impossible, mais il va chercher à provoquer le maximum de régénération de la part de l'organisme. "Mon objectif, c'est de les rendre vivables pour les personnes".

Une technique brevetée

Jean-Charles Gourlier propose une technique originale qui permet de diminuer et de résorber les cicatrices. "Chaque petit point rouge est un caillot de sang, et c'est dans ce caillot de sang que le corps va réparer la lésion cicatricielle qui va réparer la peau" explique le tatoueur. "J'utilise les petits vaisseaux autour de la cicatrice pour les ramener dans la cicatrice. J'oblige l'organisme à se réparer".

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Jean-Charles Gourlier efface les cicatrices grâce au tatouage ©FTV
Pour cette technique, il a déposé un brevet en 2018, mais s'interdit de parler d'un geste de soin. "Je ne suis pas médecin, donc ce n'est pas du soin. Ça s'en rapproche du côté des résultats, mais ça reste du tatouage avec une encre transparente et blanche".

Aujourd'hui, 6 franchisés pratiquent à travers la France, et les demandes affluent. Il faut compter 180 euros pour une séance, avec (Jean-Charles l’assure) des résultats visibles rapidement

Oublier les traumas

Pour Grégory, victime d'une lourde opération du genou, le résultat est satisfaisant"J'en suis ravi. J'avais la peau beaucoup plus tendue, ça me tirait quand je me mettais à genoux" précise-t-il et ce qui ne gâche rien, "en short, il n'y a plus les cicatrices qui se voient. Pour moi, c'était important de les enlever". Il a déjà prévu d'autres séances pour effacer une cicatrice placée sur le ventre "qui ne lui plaît absolument pas".

Le tatouage est souvent une question d'esthétique. Dans ce cas, il répond à un besoin également psychologique."On ne peut pas accepter un corps qu'on n'aime pas. Je rencontre des personnes qui ont eu un accident ou des séquelles de chirurgie et qui ne parviennent pas à tourner la page parce que tous les jours, ils ont mal, tous les jours, ils voient leur cicatrice".

Piquer les corps peut guérir les âmes, ce tatoueur en est persuadé. Il traite chaque année plus d’un millier de personnes.