Loto du patrimoine : les 17 monuments retenus en Auvergne-Rhône-Alpes

La liste des 250 sites en périls a été établie par la "mission patrimoine" pilotée par Stéphane Bern, désigné par le Président de la République. / © François Mori - AFP
La liste des 250 sites en périls a été établie par la "mission patrimoine" pilotée par Stéphane Bern, désigné par le Président de la République. / © François Mori - AFP

17 monuments d’Auvergne-Rhône-Alpes figurent sur la liste des 250 sites retenus par la mission conviée à Stéphane Bern pour identifier le patrimoine français en péril. Une quinzaine bénéficieront des bénéfices du Loto du patrimoine, une centaine de l’autre moitié de la recette.

Par Cyrille Genet

Des ponts, des pigeonniers, des chapelles, un chalet d’alpage ou un ancien chemin en Auvergne-Rhône-Alpes figurent sur la liste des 250 sites du patrimoine en péril établi par la mission confiée par le Président de la République à Stéphane Bern, l’animateur télé connu notamment pour ces émissions sur les plus beaux bâtiments du monde.

Le groupement constitué par la Fondation du Patrimoine et Française des Jeux a reçu plus de 2000 dossiers, portés par des propriétaires privés, des collectivités locales ou des associations. Des sites que l’on qualifie de petit patrimoine, souvent oublié des grandes actions pilotées par le Ministère de la Culture, mais décrits comme constituant la richesse patrimoniale française sur l’ensemble du territoire.

Un loto du patrimoine sera organisé en septembre 2018 à l’occasion des journées du patrimoine, un jeu à gratter dont la part de bénéfices de l’Etat sera reversée pour moitié à la quinzaine de projets jugés prioritaires, l’autre moitié de la somme sera répartie entre une centaine d’autres sites.
En région Auvergne-Rhône-Alpes, le projet le plus coûteux est la rénovation de l’aqueduc gallo-romain de Chaponost dans le Rhône estimé à  3 400 000 €, le plus modeste concerne l’église Sainte-Madeleine à Sainte-Ilpize en Haute-Loire qui a besoin de 2 600 euros pour boucler son budget de 4 000 €, celui qui a le reste à financer le plus important est le fort villageois de Mareugheol dans le Puy-de-Dôme à qui manque 678 924 €.

Dans le détail (le premier chiffre étant le montant total du projet, le second le financement restant à trouver) :
Le pont d’Evian à Bioge (74), 92 263 € - 45 335 €
L’aqueduc romain du Gier à Chaponost (63), 3 400 000 € - 33 789 €
Le site troglodytique de Châteauneuf-sur-Isère (26), 126 100 € - 70 900 €
Le château de Montvallat à Chaudes-Aigues (15), 317 000 € - 162 000 €
La chapelle des Cordeliers de Crest (26), 335 000€ - 242 275 €
Le pigeonnier de Lachaud à Grézieux-le-Fromental (42), 88 262 € - 39 262 €
Le château de Bon-Repos à Jarrie (38), 400 000 €
Les grottes de Couteaux à Lantriac (43), 30 765 € - 15 000 €
La Charité, bâtiment B La ferme à Lavault-Sainte-Anne (03), 602 863 € - 212 000 €
Le vieux pont de Lavoûte-sur-Loire (43) 276 230 € - 50 000 €
Le fort villageois de Mareugheol (63), 847 904 € - 678 924 €
Le chalet du Tour à Montsapey (73), 42 140 € - 40 340 €
Le pigeonnier de Leyvaux à Saint-Flour (15), 128 649 € - 117 649 €
L’église de la Madeleine à Saint-Ilpize (43), 4000 € - 2 600 €
La chaussée de Vigouroux à Saint-Martin-Vigouroux (15), 11 980 € - 6 000 €
Le buron du Cassaïre à Saint-Projet-de-Salers (15), 98 000 € - 78 400 €
Château-Rocher à Saint-Rémy-de-Blot (63), 1 390 950 € - 498 990 €

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