La mairie de Grenoble lance un appel contre "l'austérité imposée"

Ce mercredi 17 décembre, le maire EELV de Grenoble, Eric Piolle a lancé un appel contre "l'austérité imposée et pour le maintien des dotations de l'Etat aux collectivités locales".

La mairie de Grenoble
La mairie de Grenoble © France 3
La séance se voulait officielle avec des élus sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour déployer des calicots contre les politiques d'austérité. Pour Eric Piolle, elles "ont un impact récessionniste très fort" car "les collectivités locales représentent les deux tiers de la commande publique en investissement."

"Nous avons l'impression que la politique nationale ne cherche qu'à entretenir un modèle qui s'effondre", a-t-il encore dénoncé. Les banderoles désormais en façade reprenent cet appel "pour des services publics de proximité et des investissements d'avenir".

Selon la Ville de Grenoble, la baisse des dotations de l'Etat représenterait 38 millions d'euros sur quatre ans. "C'est au moins quatre écoles neuves dont aurait tant besoin notre commune, c'est une fois et demi le budget annuel de l'action sociale alors qu'augmente sans cesse la précarité, c'est 40 kilomètres de nouvelles pistes cyclables pour fluidifier nos déplacements", précise l'appel de la majorité municipale. 

Une pétition en ligne contre cette austérité a même été lancée sur le site change.org.

Images des calicots en façade
durée de la vidéo: 00 min 30
Images de la banderole sur le parvis de la mairie de Grenoble contre l'austérité

Le 27 octobre 2014, le Conseil municipal de Grenoble avait déjà demandé au Président de la République, au gouvernement ainsi qu'au parlementaires de l'Isère "de revenir sur cette baisse des dotations de l'Etat aux collectivités locales". 

En France, les dotations budgétaires versées par l'État aux collectivités territoriales devraient baisser de 11 milliards d'euros à l'horizon 2017 (dont 3,67 milliards dès l'an prochain).

"La Ville de Grenoble utilise l'argent des contribuables à des fins politiques"
La majorité socialiste sortante désormais dans le groupe "Rassemblement de Gauche et de progrès" estime qu'en lançant cette pétition exposée sur le site web de la Ville, "les moyens de la Mairie de Grenoble, -humains, financiers et matériels-, sont utilisés à des fins politiques alors qu'ils ne doivent servir qu'à mettre en œuvre les actions de politiques publiques". Le groupe parle d'une "opération de prosélytisme politique". "La municipalité de Grenoble n'est pas un collectif au service des coups de com' de la majorité".
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