• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

Manifestation des policiers à Grenoble, Chambéry et Annecy

© France 3 Alpes
© France 3 Alpes

Ce mercredi 14 octobre, dans le cadre d'une journée d'action nationale, les policiers ont exprimé leur ras-le-bol général quant à leurs conditions de travail et au manque de moyens pour "mener leurs missions de service public".

Par Valérie Chasteland

On n'a pas souvent l'habitude de les voir défiler dans la rue, mais "trop c'est trop!" pour les policiers qui, partout en France, à l'appel des syndicats Alliance Police Nationale, Unsa Police et Unité SGP/Police-FO, ont manifesté devant les tribunaux pour exprimer leur colère. Cela faisait d'ailleurs depuis 2001 qu'on ne les avait pas vus dans la rue.

 / © Photo Céline Aubert-Egret A Grenoble, c'est sur les marches du Palais de Justice qu'ils ont exprimé leur ras-le-bol. Parmi eux, le numéro 2 de la police grenobloise, le commissaire divisionnaire David Picot. D'autres agents avaient fait le déplacement jusqu'à Paris pour un grand rassemblement devant la Chancellerie.

Ce qui a mis le feu aux poudres, c'est la récente affaire de Saint-Ouen, en région parisienne. Le 5 octobre dernier, un policier de la BAC y a été blessé lors d'un braquage par un délinquant multirécidiviste qui était en permission de sortie.

Ces policiers dénoncent donc vigoureusement les libérations conditionnelles de certains détenus qui représentent, disent-ils, de graves risques pour la sécurité. Ils demandent une simplification des procédures pénales pour leur permettre de mieux travailler et de ne pas relâcher dans la nature des gens dangereux.

 / © Photo Céline Aubert-Egret En cause également, un manque de moyens qui entrave l'action des policiers. "A Grenoble, on manque parfois d'essence, de pneus neige, de papier ou d'ordinateurs qui fonctionnent. On manque aussi d'hommes", explique un policier.

Enfin, depuis l'attentat de janvier à Charlie Hebdo, le plan Vigipirate renforcé entraîne un épuisement général avec une flambée des heures supplémentaires, sans possibilité de souffler.

A l'issue de ces mouvements, une table ronde doit être organisée dans les sept jours à Paris. Le gouvernement y recevra ensemble les représentants syndicaux de la sécurité intérieure et de la magistrature.

Reportage
Manif policiers à Grenoble
Intervenants :Philippe Dupré Délégué syndical Unité SGP Police, Stéphane Mykytiw Délégué départemental Alliance Isère,Commissaire David Picot Dir adj Direction Départementale de la Sécurité Publique

A lire aussi

Sur le même sujet

Les témoins arrivent à l'hôtel de police de Lyon

Les + Lus