La motrice d'un TGV prend feu entre Lyon et Grenoble, à Vaulx-Milieu (Isère)

Ce vendredi 20 février en fin d'après-midi, un TGV a été arrêté sur les voies à Vaulx-Milieu, en Isère, entre Lyon et Grenoble. Entre deux rames, un départ d'incendie affectait une motrice. Les 600 passagers sont restés bloqués près de 5 heures. Le film des événements. 

C'est vers 18 heures que l'alerte a été donnée et rapidement les pompiers ont mis en place une cellule de crise pour gérer cet incident ferroviaire.
En raison d'un incendie, le TGV, parti à 15h41 de Paris, était stoppé aux abords d'une zone d'activité, à hauteur de Vaulx-Milieu, près de l'Isle-d'Abeau. Une fois sur place, les 40 sapeurs ont constaté que le feu touchait une motrice entre deux rames. Dans un premier temps, les passagers les plus proches du sinistre étaient évacués avant de réintégrer les wagons les plus éloignés. 600 personnes se trouvaient à bord, en majorité des vacanciers à destination des Alpes. La ligne Lyon-Grenoble était interrompue et des TER se retrouvaient également à l'arrêt. Les autres trains étant déviés par Valence, Ambérieu ou Chambéry.

A 19 heures, les pompiers poursuivaient l'extinction du feu, avec quelques résistances à hauteur des batteries. Personne n'a été blessé mais les fumées ont incommodé quelques voyageurs qui ont aussi eu peur. 



A 20 heures, la SNCF attendait le feu vert des pompiers pour réalimenter la ligne et envoyer une nouvelle rame depuis la gare de Lyon-Perrache afin de transborder les usagers et les amener à bon port. En attendant, plongés dans le noir, ils s'impatientaient.







A 20h30, l'électricité revenue, la SNCF relançait la ligne sur une seule voie. En priorité, quatre trains bloqués de part et d'autre du TGV circulaient. Des TER vidés de leurs passagers un peu plus tôt grâce à des cars. 

Un autre train était promis par la SNCF et devait faire route vers le site pour assurer le transbordement. En attendant, il devait stationner à Vénissieux avant qu'on lui donne l'autorisation d'avancer jusqu'à Vaulx-Milieu. Sa mission, récupérer les passagers coincés et les acheminer à destination, avec l'aide d'équipes d'assistance.

L'incident s'étant produit à proximité de la RD 1006, non loin des anciennes usines Hewlett Packard, le secteur s'est révélé relativement facile d'accès pour les secours mais impossible de libérer 600 personnes d'un coup, pour des raisons de sécurité. 


A 22h30, les wagons n'avaient toujours pas bougé et tous les passagers se trouvaient encore à l'intérieur, dans l'obscurité par intermittence. Le TGV effectuait quelques mètres lors d'une tentative de démarrage en direction de la gare la plus proche, mais l'opération était rapidement abandonnée. Après plusieurs hypothèses, la piste du transbordement sur place semblait à nouveau d'actualité. 

A 22h40, surprise, le TGV faisait finalement marche arrière, en direction de Lyon. Il bougeait enfin, presque 5 heures après son arrêt forcé, 7 heures après son départ de Paris. 

A 23h15, arrivée à Part Dieu avant de prendre un nouveau train... direction Grenoble, un plateau repas sous le bras!