Plan Loups : des maires en colère menacent de recourir au braconnage

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Écrit par France 3 Alpes avec communiqué

Les élus membres de l'Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales (USAPR) ménancent, à l'aide de photos choc, de recourir au braconnage et donc de se mettre hors-la-loi si leurs revendications ne sont pas entendues dans le cadre du Plan Loup 2018/2023.

Une photo choc. Voire même dérangeante. Pour se faire entendre, les élus de l'Union pour la Sauvegarde des Activités Pastorales et Rurales (USAPR) ont publié un cliché représentant quelques-uns, parmi-eux, fusil à la main. Le message se veut clair : s'ils ne sont pas entendus, les élus prendront les armes pour tuer eux-mêmes des loups en dehors du cadre légal. 

Pour l'USAPR, il s'agit surtout de faire partager "la grande inquiétude des maires des communes impactées par la prédation ou enacées de l'être, avant la sortie officielle des orientations du Plan Loup 2018-2023". Et d'annoncer une réunion de travail qui rassemblera des élus, des représentants des organisations syndicales agricoles, des scientifiques et des maires, le 6 novembre prochain à La Tour de Salvagny, dans le Rhône. 

Des exigences très détaillées 



Pour l'USAPR, le plan loup 2018-2023 doit "prendre toute mesure possible pour la défense active des troupeaux, appuyée par les tirs nécessaires, afin que personne ne soit obligé de recourir au braconnage et à l'illégalité"

Et de détailler les mesures qu'exige l'association : 

- L’indemnisation des victimes des loups ne peut être conditionnée au bon usage des mesures de protection, parce que nombre de troupeaux ne sont tout simplement pas efficacement protégeables, malgré les bergers, les clôtures et les chiens.

- Les tirs d’effarouchement ne sauraient suffire à éloigner les prédateurs de leurs proies. Il faut que chaque troupeau puisse être activement défendu, par des tirs de défense ciblés mais aussi par des tirs de prélèvement partout où ils seront nécessaires, sans exclure le prélèvement de groupes de loups en situation d’attaque. Cela implique une souplesse administrative dans la définition du plafond de prélèvement, qui doit prendre en compte, au fil de l’année, la réalité vécue par nos éleveurs et leurs troupeaux, par nos communes et leurs élus.

La question du loup n'en finit donc plus de susciter de vifs débats. Pour en savoir plus, visionnez le replay de notre émission "Dimanche en Politique", présentée par Christian Deville, et consacrée à la question.