Présidentielle 2022 : la droite a un "devoir d'unité", selon Michel Barnier

L'ancien négociateur pour le Brexit Michel Barnier a estimé lundi qu'une primaire à droite n'était "pas la seule solution" pour parvenir à l'unité chez Les Républicains. Mais le parti doit selon lui trouver "un chef d'équipe" sans aller vers la division.
Michel Barnier plaide en faveur de "l'unité" de la droite avant l'élection présidentielle de 2022.
Michel Barnier plaide en faveur de "l'unité" de la droite avant l'élection présidentielle de 2022. © OLIVIER HOSLET / POOL / AFP

Michel Barnier (LR) a plaidé en faveur de "l'unité" de la droite pour la présidentielle de 2022, à la veille d'une réunion de plusieurs prétendants possibles. L'ancien président du Conseil général de la Savoie et potentiel candidat à la présidentielle a estimé lundi 19 juillet sur Europe 1 qu'une primaire n'était "pas la seule solution".

"Nous avons ce devoir d'unité. Personne ne nous pardonnerait la désunion et aucun d'entre nous ne sortirait indemne d'une désunion", a affirmé l'ancien négociateur pour le Brexit. A propos de l'ex-LR Xavier Bertrand, qui a déjà annoncé sa candidature à l'Elysée et ne devrait pas participer à la réunion de LR prévue mardi, M. Barnier a estimé qu'"aucun de ceux qui veulent le soutien de cette famille politique ne se remettrait de ne pas participer, d'être en dehors de ce jeu collectif".

"Nous devons trouver une méthode. Les primaires ne sont pas la seule solution. J'espère qu'on pourra s'en passer grâce à un travail collectif entre nous. On peut bâtir une équipe de France (...), trouver un chef d'équipe, sans forcément aller vers une période de querelles, de divisions, de surenchère comme l'ont été les primaires dans le passé", a fait valoir l'ancien ministre de Jacques Chirac.

Une mission sur le "processus de rassemblement" des candidats potentiels en 2022 doit réunir mardi à Paris le chef du parti Christian Jacob, le président du Sénat Gérard Larcher et le maire d'Antibes Jean Leonetti pour évoquer la suite du processus.

Devraient participer à cette rencontre, outre Michel Barnier, le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez et le maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) Philippe Juvin, tous LR, ainsi que la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, qui a quitté le parti. 

LR a fixé le 25 septembre comme date butoir pour s'entendre. Si cette hypothèse ne se réalise pas, un congrès décidera à l'automne d'un processus de départage, malgré les réticences de la direction sur la primaire.

 

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