• FAITS DIVERS
  • SOCIÉTÉ
  • DÉCOUVERTE
  • ECONOMIE
  • CULTURE
  • SPORT

Prison avec sursis pour le PDG du Dauphiné Libéré, condamné pour violences sur conjointe et outrages

Christophe Tostain a été condamné à six mois de prison avec sursis par la cour d'appel de Lyon. / © JEFF PACHOUD / AFP
Christophe Tostain a été condamné à six mois de prison avec sursis par la cour d'appel de Lyon. / © JEFF PACHOUD / AFP

Christophe Tostain, président directeur général du Dauphiné Libéré, a été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Lyon, ce jeudi 2 mai. Il devra également s'acquitter d'une amende de 4 000 euros.

Par MD avec AFP

Le Dauphiné Libéré, quotidien régional basé dans l'agglomération grenobloise à Veurey-Voroize, a vu son PDG condamné à six mois de prison avec sursis, ce jeudi 2 avril. Christophe Tostain a été reconnu coupable de "violences sur conjointe" et "outrages" à l'encontre de gendarmes par le tribunal correctionnel de Lyon.
 

Il devra s'acquitter d'une amende de 4 000 euros et sa peine sera inscrite à son casier judiciaire. Le PDG du quotidien régional va également verser 150 euros à chacun des quatre gendarmes qu'il a outragés. Une peine légèrement inférieure aux réquisitions du parquet qui avait réclamé à l'audience, le 8 avril, neuf mois de prison avec sursis et 5 000 euros d'amende.

 

"Je vais vous faire monter en enfer"


Le 4 mars 2018, une femme se présente à la gendarmerie de Tassin-la-Demi-Lune, en métropole de Lyon, affirmant que Christophe Tostain l'a frappée. Elle revient à son domicile avec quatre gendarmes. Ces derniers trouvent alors l'homme, PDG du quotidien depuis 2013, fortement alcoolisé, menaçant, les prenant en photos et lançant notamment : "sales c..., je connais le Colonel X. Je vais vous faire monter en enfer".
 

Lors de son procès, Christophe Tostain, 48 ans, avait reconnu l'ensemble des faits et s'était dit "extrêmement honteux". Son avocat, Me Yves Sauvayre avait plaidé pour que son éventuelle condamnation ne soit pas inscrite à son casier, demandant à ce qu'il soit traité comme un "justiciable lambda" et non comme un patron. La femme agressée ne s'était finalement pas constitué partie civile et n'était pas présente à l'audience.

 

Sur le même sujet

Denis Champollion. Eleveur

Les + Lus