Procès “Air cocaïne”: Pascal Fauret et Bruno Odos devront encore attendre!

Bruno Odos et Pascal Fauret / © via @ASPB_HNM
Bruno Odos et Pascal Fauret / © via @ASPB_HNM

Le procès de 14 personnes, -dont l'Isérois Bruno Odos et son copain du Rhône Pascal Fauret-, accusées de trafic de cocaïne en République dominicaine, a été de nouveau suspendu, ce lundi 9 mars, à la demande du procureur qui accuse le tribunal de partialité.

Par JCP avec AFP

Le procureur Milciades Guzman a demandé la récusation du tribunal, une requête sur laquelle devra statuer la Cour d'appel dans les semaines à venir, ce qui provoque une nouvelle suspension du procès, après deux reports déjà prononcés en septembre et décembre 2014.

Les proches de Bruno Odos et Pascal Fauret sont abattus. 


Un procès tant attendu

Les premières minutes de ce procès, qui devait durer jusqu'à vendredi, était consacrée à la présentation de l'acte d'accusation. Pascal Fauret et Bruno Odos étaient là, en uniformes de pilote (notre photo). Un symbole en lien avec le principal enjeu de ce procès pour eux: définir la nature du vol, était-il commercial? (alors la responsabilité des bagages incombe aux autorités aéroportuaires) ou privé? (elle incombe alors aux pilotes). Ils devront encore attendre pour défendre que le vol était bien commercial. 


L'affaire Air cocaïne

Surnommée en France "Air cocaïne", cette affaire a éclaté avec l'arrestation le 19 mars 2013 de quatre Français sur le tarmac de la station balnéaire dominicaine de Punta Cana, alors qu'ils s'apprêtaient à décoller pour la France avec 680kg de cocaïne répartis dans 26 valises, selon les autorités dominicaines.

A bord du Falcon 50, affrété par la société de location SN-THS, basée à Bron près de Lyon, se trouvaient le pilote Pascal Fauret, son co-pilote Bruno Odos, habitant le Vercors, leur passager Nicolas Pisapia et une quatrième personne, le "broker" Alain Castany, un apporteur d'affaires dans le jargon.

Dans la foulée, une quarantaine d'agents des douanes, de la police anti-drogue et des services migratoires de l'île avaient aussi été interpellés. Ils ne sont toutefois que 14 dans le box des accusés: les quatre Français qui risquent, selon un avocat jusqu'à 25 ans de prison, un civil et neuf militaires.

Des signes avant coureurs

En France, une enquête a démarré après l'interception de l'avion en République dominicaine. Mais les gendarmes avaient été mis, dès janvier 2013, sur la piste de "comportements suspects" de passagers d'un Falcon 50 ayant atterri un mois plus tôt à Saint-Tropez.

Le 9 décembre 2012, un douanier en poste à Toulon, soupçonné aujourd'hui de complicité, était allé accueillir l'avion, avec à son bord Pascal Fauret, Bruno Odos et Nicolas Pisapia. Il avait fait rentrer sur le tarmac deux véhicules qui avaient emporté 10 valises déchargées de l'appareil. Selon l'enquête, deux autres déchargements identiques avaient eu lieu en 2012 et un autre était prévu le 18 mars 2013.

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