Puy-de-Dôme : mobilisation contre la fermeture de la ligne entre Thiers et Boën dans la Loire

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Écrit par Aurélie Albert

Un rassemblement s'est déroulé dimanche 14 mars devant la gare de Thiers, dans le Puy-de-Dôme. L'objectif : contester la fermeture de la ligne de train régional qui relie Thiers à Boën (Loire). Déjà suspendue, elle est vouée à disparaître en juillet 2021.

Devant la gare de Thiers, dans le Puy-de-Dôme, dimanche 14 mars, à 10 h 30, il y avait du monde. Une centaine de personnes était présente pour contester la fermeture de la ligne de train régional qui relie Thiers à Boën, dans la Loire. C'est la troisième mobilisation organisée par un collectif d'usagers. Karine Legrand en est la coordinatrice. "C'est la transversale la plus courte entre Clermont-Ferrand et Saint-Etienne et elle permet de diviser par deux les coûts de transport", explique l'usagère.

50 millions d'euros sont nécessaires pour rénover la ligne

Depuis des mois, les usagers du Puy-de-Dôme et de la Loire se mobilisent. Inaugurée en 1877, la ligne a été suspendue depuis 2016, faute d'entretien. 8,3 millions d'euros ont été investis par la Région, l'Etat et Loire Forez agglomération. Ce qui a permis de rétablir des rames entre Montbrison et le Pays d'Astrée. Aujourd'hui, les usagers prennent un train entre Clermont-Ferrand et Thiers, puis un bus entre Thiers et Boën, pour reprendre un train entre Boën et Saint-Etienne. Une situation inadmissible pour le collectif "Train 634.269", créé en 2020.

Pour rénover la ligne, il faudrait près de 50 millions d'euros. Une somme que les autorités ne veulent pas investir. Si aucun chiffre de fréquentation n'a été transmis par la SNCF, le bassin d'habitants et d'usagers représente près d'un million selon le collectif. "La ligne est essentielle pour la ruralité, la montagne thiernoise et le forez, continue Karine Legrand. Ca nous met dans une situation d'isolement".

La région devrait investir 300.000 euros

 

Lors de la dernière assemblée du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes, mardi 23 février, la vice-présidente en charge des transports, Martine Guibert, a présenté un amendement qui se prononce, au nom de la région, pour « la possibilité de rétablir cette continuité ferroviaire entre Boën et Thiers ». La région s'engage à financer une étude sur les perspectives de la ligne, à hauteur de 300.000 euros.


Néanmoins, des craintes subsistent, car aucun budget n'est pour l'instant voté dans le nouveau contrat de plan Etat Région. Aussi les usagers, cheminots, syndicats, élus locaux continuent de se mobiliser pour sauver leur ligne.