Carte scolaire : 23 classes supprimées dans le Puy-de-Dôme pour la rentrée 2018-2019

L'inspection académique du Puy-de-Dôme est revenue mercredi 7 février sur les mesures de fermeture de 6 classes dans le département. / © FRED TANNEAU / AFP
L'inspection académique du Puy-de-Dôme est revenue mercredi 7 février sur les mesures de fermeture de 6 classes dans le département. / © FRED TANNEAU / AFP

L’inspection académique du Puy-de-Dôme a pris sa décision, mercredi 7 février et revient donc sur six fermetures de classes parmi les 29 prévues sur le département. La plupart de ces classes ont été préservées dans les zones rurales. Malgré tout 23 classes seront fermées en 2018-2019.

Par Aurélie Albert

Après une semaine d’inquiétude pour les élus et les parents d’élèves, où 29 fermetures de classe avaient été évoquées par la direction académique du Puy-de-Dôme, la situation a évolué. Mercredi 7 février Philippe Tiquet annonce revenir sur six fermetures de classe dans le département. « Les mesures en question concernent des écoles rurales qui auraient été mises en difficulté, explique le directeur des services de l’Éducation nationale. Une des lignes directrices étant de préserver le rural ».


Depuis une semaine, les services de l’Etat ont reçu les requêtes des élus et des parents d’élèves. Certains étaient descendus manifester pour faire entendre leur inquiétude de voir leur école disparaître. Finalement les classes de Saint-Anthème, de Job, de Saint-George-de-Mons, de Marsac-en-Livradois, de Manzat, et du Regroupement pédagogique intercommunal Biollet-Charenzat-Espinasse, ne seront pas supprimées.

1000 élèves en moins depuis 2015 dans le Puy-de-Dôme


23 classes fermeront à la rentrée 2018-2019 dans le cadre de la carte scolaire. « La fermeture des classes dans le département relève d’un problème d’effectif. Au niveau départemental, depuis la rentrée 2015 jusqu’à celle de 2018, nous avons perdu 1000 élèves, explique Philippe Tiquet. Pour la rentrée 2019, on anticipe une perte approximative de 370 élèves. Et cette tendance continuera dans les prochaines rentrées.»

L’objectif pour l’académie est maintenant de consolider les territoires en difficulté. Le Livradois Forez, les Combrailles et le Sancy sont particulièrement fragiles selon le directeur académique. « Les collèges ruraux sont également dans la même problématique, continue Philippe Tiquet. Dans certaines écoles, il y a seulement 10 élèves et il y a des classes à plusieurs niveaux. L’autre difficulté, c’est le remplaçant des enseignants et leur isolement. Je crains d'être obligé de supprimer des écoles en milieu rural, si on continue de perdre des élèves »

L’inspection académique du département devrait rencontrer les élus des territoires fragiles dans les prochains mois afin de trouver des solutions.

Sur le même sujet

Les + Lus