Clermont-Ferrand : un élu condamné à 6 ans de prison pour viol

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Écrit par Valérie Riffard
Un conseiller municipal de Clermont-Ferrand a été condamné mercredi 10 décembre à six ans de prison par la Cour d'assises du Puy-de-Dôme pour le viol d'une femme rencontrée sur internet.
Un conseiller municipal de Clermont-Ferrand a été condamné mercredi 10 décembre à six ans de prison par la Cour d'assises du Puy-de-Dôme pour le viol d'une femme rencontrée sur internet. © GUILLAUME SOUVANT / AFP

François Barrière, conseiller municipal de Clermont-Ferrand a été condamné à 6 ans de prison pour viol par la cour d’assises du Puy-de-Dôme. Il a été incarcéré à l'issue du prononcé du verdict dans la nuit de mercredi à jeudi 11 décembre. 

François Barrière (élu LR de l'opposition au Conseil municipal de Clermont-Ferrand et qui a depuis été exclu de son groupe) a été condamné à 6 ans de prison par la cour d'assises du Puy-de-Dôme pour le viol d'une femme rencontrée sur internet.
 Au moment de prendre la parole, tard dans la soirée de ce mercredi 10 décembre à la cour d'assises du Puy-de-Dôme à Riom, l'avocate générale, Florence Leroux-Ghristi a commencé son réquistoire par une mise au point.  « Ce procès, c’est celui de François Barrière et pas celui de sa victime ». Une mise au point jugée nécessaire au terme de deux jours de débats où la parole de la victime, une clermontoise âgée de 46 ans, a constamment été remise en cause par l’accusation. Une mise au point également développée par maître Charles Fribourg, l’avocat de la partie civile, qui en conclusion de sa plaidoirie a supplié les jurés de rendre à sa cliente « sa dignité ».

« On ne peut pas remettre sa parole en doute », avait insisté l’avocate générale. « Elle a dénoncé les faits tout de suite, dans des circonstances qui ne peuvent pas permettre de douter de sa sincérité ». Pour elle, « les constatations matérielles et les éléments objectifs du dossier » ne font que « renforcer la parole de la victime ».

L'élu n'a jamais cessé de clamer son innocence

Pour maître Jean-François Canis, les éléments restent fragiles . « Au-delà des apparences, il y a un dossier avec deux paroles contradictoires et quoi d’autre ? C’est la question qui se pose (…) Dans cette affaire, on a voulu donner à mon client le visage qui correspond à ce qu’on lui reproche », a-t-il objecté aux jurés dans sa plaidoirie en leur rappelant que le doute devait profiter à l’accusé « Dans le doute, à la question qui vous est posée sur sa culpabilité, vous direz non »
Une plaidoirie où il a rappelé également que François Barrière n’avait jamais varié dans ses déclarations. Depuis sa garde en vue, en octobre 2015, cet élu clermontois n’a en effet jamais cessé de clamer son innocence, comme il l’a encore fait durant ces deux jours de procès, estimant que cette femme, rencontrée deux mois auparavant sur internet voulait lui nuire, par jalousie, pour détruire sa carrière politique ou encore pour lui soutirer de l’agent.

Un « positionnement » qui a particulièrement interpellé Florence Leroux-Ghristi et qui l’a amenée à une conclusion sans appel : " Il doit passer par l’emprisonnement pour évoluer". C’est pourquoi elle a demandé aux jurés de le condamner à 6 ans d’emprisonnement, assorti de 4 ans de suivi socio-judiciaire. Des jurés, qui au terme de plus de deux heures de délibéré ont suivi ce réquisitoire. 


 

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