3 questions à Florent Menegaux, nouveau patron de Michelin

La passation de pouvoir à la tête de Michelin entre Jean-Dominique Senard et Florent Menegaux a eu lieu vendredi 17 mai à Clermont-Ferrand, lors de l’assemblée générale des actionnaires. / © C. Fallas / France 3 Auvergne
La passation de pouvoir à la tête de Michelin entre Jean-Dominique Senard et Florent Menegaux a eu lieu vendredi 17 mai à Clermont-Ferrand, lors de l’assemblée générale des actionnaires. / © C. Fallas / France 3 Auvergne

La passation de pouvoir à la tête de Michelin entre Jean-Dominique Senard et Florent Menegaux s’est déroulée vendredi 17 mai à Clermont-Ferrand, lors de l’assemblée générale des actionnaires. A 57 ans, Florent Menegaux devient le nouvel homme fort de Michelin. 
 

Par C.L avec Claude Fallas

Depuis vendredi 17 mai, Florent Menegaux est le nouveau président du groupe Michelin. Il a pris la succession de Jean-Dominique Senard, parti chez Renault, devant environ 1 600 personnes, vendredi 17 mai à Clermont-Ferrand, lors de l'assemblée générale des actionnaires. A 57 ans, Florent Menegaux, entré dans le groupe en 1997, devient le nouvel homme fort de Michelin. A l'issue de la passation de pouvoir, il a accepté de répondre à nos questions.

Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Florent Menegaux : J’ai une très grande émotion car on ne prend pas tous les jours la présidence d’un groupe comme celui de Michelin. J’ai surtout une très grande fierté de pouvoir représenter toutes les personnes de ce magnifique groupe, qui le font au quotidien.

Quelles sont désormais vos priorités ? 

Florent Menegaux : Aujourd’hui, pour le groupe, ce qui est important est de travailler non seulement au développement des activités pneumatiques mais aussi d’aller chercher d’autres territoires de croissance, basés sur les savoir-faire historiques du groupe. On a 3 territoires de croissance : d’abord les services et les solutions, puis l’expérience dans la mobilité et enfin les matériaux de haute-technologie. Le digital est essentiel pour Michelin. Il faut que l’on comprenne que l’on vit dans un monde dans lequel la technologie révolutionne la manière de faire les choses. On peut faire beaucoup plus de choses et le digital chez Michelin se fait au service de l’humain. Ce digital va nous permettre de faire des tas de choses que l’on avait du mal à faire il y a quelques années.

Qu’en est-il de l’emploi à Clermont-Ferrand ? L'effectif de 10 000 salariés Michelin à Clermont-Ferrand va-t-il être maintenu ?

Florent Menegaux : Je suis Clermontois, j’habite à Clermont-Ferrand. Je trouve que c’est une région merveilleuse. Le siège de Michelin est à Clermont-Ferrand. On investit massivement pour d’ailleurs rénover l’entrée. Vous avez vu que nous avons également investi massivement à Ladoux pour en faire le centre principal de recherche du groupe et lui donner un outil de travail formidable. Notre ancrage clermontois est très présent, et aussi en région Auvergne-Rhône-Alpes. Si on prend par exemple les activités hydrogènes, elles sont très représentées dans la région de Lyon, Grenoble et Chambéry.

Quant aux 10 000 salariés, aujourd’hui je ne fais pas ce type de statistiques-là. Notre travail est de continuer à développer ce groupe dans des tas d’activités. Je vais vous citer par exemple les imprimantes 3D, et la co-entreprise que nous avons avec la société Fives, basée à Clermont-Ferrand. Le projet de co-entreprise avec Faurecia sur l’hydrogène par exemple, sera dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Je ne compte pas les effectifs en permanence pour essayer de faire en sorte qu’ils restent de manière statique. Je travaille avec toutes nos équipes au développement de Michelin.

 

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