Affaire Fiona. Comme Cécile Bourgeon, Berkane Makhlouf espère un nouveau procès

Condamné dimanche 11 janvier à 20 ans de réclusion par la cour d’assises de la Haute-Loire, Berkane Maklhouf a décidé de se pourvoir en cassation deux jours après le verdict. / © Vincent Jolfre / MAXPPP
Condamné dimanche 11 janvier à 20 ans de réclusion par la cour d’assises de la Haute-Loire, Berkane Maklhouf a décidé de se pourvoir en cassation deux jours après le verdict. / © Vincent Jolfre / MAXPPP

Condamné à 20 ans de réclusion par la cour d’assises de la Haute-Loire, Berkane Maklhouf a décidé de se pourvoir en cassation mardi 13 février. Avec Cécile Bourgeon, il avait été reconnu coupable des coups ayant causé la mort de Fiona, 5 ans.

Par MCP avec AFP

Après Cécile Bourgeon, c’est au tour de Bekane Makhlouf, beau-père de la petite Fiona, de se pourvoir en cassation. En appel, les deux anciens partenaires ont écopé de la même peine de 20 ans de réclusion, tandis qu'en première instance en 2016, la cour d'assises du Puy-de-Dôme avait acquitté la mère pour les faits criminels - les violences ayant entraîné la mort de Fiona -, la condamnant uniquement à cinq ans de prison pour avoir fait croire à un enlèvement de l'enfant. Berkane Makhlouf avait, lui, déjà écopé de 20 ans de réclusion.

« Dès l’annonce du verdict, mon client a formulé le souhait de former un pourvoi en cassation sans connaître la décision de Cécile Bourgeon, précise l’un de ses avocats, Maître Khanifar. Il a certes reconnu les délits qui lui étaient reprochés mais il se dit innocent du crime dont il a été accusé, c’est-à-dire les coups ayant entraîné la mort de Fiona ».

Avec cet ultime revirement, la défense de l’ancien compagnon de Cécile Bourgeon espère revenir sur des faits de procédures jugés non conformes. « Il y a notamment des procès-verbaux irréguliers avec des parties non compréhensibles » renchérit Me Khanifar.

De son côté, l'un des avocats de Cécile Bourgeon, Me Renaud Portejoie, a précisé que le pourvoi de sa cliente suivait "quatre axes" : "les conditions mêmes du procès", "l'impartialité" du président de la cour d'assises, "la motivation" de l'arrêt, ainsi que "des irrégularités procédurales".


Si la Cour de Cassation devait faire droit aux demandes de Cécile Bourgeon et de son ex-compagnon, un quatrième procès devra être tenu dans cette affaire. Le premier procès en appel avait avorté en octobre à la suite d'une querelle entre avocats.


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